Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      

Moscou fait pression sur Kiev, les négociations sur la guerre redémarrent à Abou Dhabi

| AFP | 135 | Aucun vote sur cette news
Un immeuble touché par une frappe russe à Kharkiv, en Ukraine, le 3 février 2026
Un immeuble touché par une frappe russe à Kharkiv, en Ukraine, le 3 février 2026 ( SERGEY BOBOK / AFP )

La Russie a menacé mercredi de poursuivre les hostilités en Ukraine si Kiev n'acceptait pas ses conditions, au moment où un nouveau cycle de négociations en présence des Américains a démarré à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre.

Les discussions entre les représentants ukrainiens et russes, arrivés mardi soir aux Emirats arabes unis, ont commencé, a annoncé dans la matinée sur les réseaux sociaux le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie, lancée en février 2022, le pire conflit armé sur le continent européen depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des dizaines, voire des centaines de milliers de morts des deux côtés, ainsi que des millions de réfugiés ukrainiens.

Peu après l'ouverture des négociations, le Kremlin a insisté de nouveau pour que l'Ukraine accepte ses demandes, renforçant les doutes sur les chances de succès de ces efforts diplomatiques, menés depuis des mois sous l'impulsion du président américain Donald Trump.

"Notre position est bien connue", a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. "Tant que le régime de Kiev n'aura pas pris la décision appropriée, l'opération militaire spéciale se poursuivra", a-t-il ajouté, utilisant l'euphémisme en vigueur en Russie pour qualifier l'invasion de l'Ukraine.

"Une semaine"

L'une des principales demandes de Moscou est que les forces ukrainiennes se retirent des zones sous leur contrôle dans la région orientale de Donetsk. Kiev se refuse jusqu'à présent à abandonner ces territoires, où sont situés ses principales défenses face aux assauts russes.

Ce discours intransigeant du Kremlin s'accompagne de la reprise mardi, après une semaine de pause obtenue sur demande de Donald Trump, des frappes massives russes sur l'Ukraine.

Cette attaque, qui a impliqué des centaines de drones et des dizaines de missiles, a visé des sites énergétiques et entraîné des coupures de chauffage et courant pour des centaines de milliers de foyers par des températures record frôlant -20°C.

"Chaque frappe russe de ce type confirme que l'attitude de Moscou n'a pas changé: ils continuent de miser sur la guerre et la destruction de l'Ukraine", a fustigé mardi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en disant attendre la réaction de Washington.

Donald Trump a toutefois déclaré que son homologue russe Vladimir Poutine avait "tenu parole" avec un arrêt des frappes sur Kiev et les infrastructures énergétiques courant du dimanche 25 janvier au dimanche 1er février.

"C'est beaucoup, vous savez, une semaine, on prendra ce qu'on peut, parce qu'il fait vraiment, vraiment froid là-bas", a-t-il déclaré mardi.

Le dirigeant américain a toutefois lancé: "je veux qu'il mette fin à la guerre" à l'adresse de M. Poutine, ajoutant qu'il "aimerait" aussi que Moscou prolonge son interruption des frappes.

"Se préparer au pire"

L'émissaire américain Steve Witkoff, ainsi que le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, sont attendus aux négociations à Abou Dhabi, selon la Maison Blanche.

Face aux demandes de Moscou, Kiev plaide de son côté pour un arrêt des combats à la ligne de démarcation actuelle et un gel du front, mais craint que Washington ne pousse en faveur de la position russe.

Russes, Ukrainiens et Américains s'étaient déjà retrouvés aux Emirats arabes unis fin janvier pour de premières discussions, dont sont exclus les alliés européens de Kiev. De précédents pourparlers en Turquie en 2025 avaient donné peu de résultats tangibles.

Pour faire pression sur l'Ukraine, la Russie a multiplié ces derniers mois les frappes sur le réseau électrique et le secteur gazier ukrainien, provoquant les pires coupures de courant, d'eau et de chauffage de la guerre, alors que le pays traverse un très rude hiver.

Les secours évacuent une victime après un bombardement russe à Kharkiv, le 3 février 2026
Les secours évacuent une victime après un bombardement russe à Kharkiv, le 3 février 2026 ( SERGEY BOBOK / AFP )

Sur le front, les troupes russes ont accéléré leurs avancées courant janvier, s'emparant de près de deux fois plus de territoire que le mois précédent, selon une analyse par l'AFP des données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW) américain, qui qui collabore avec le Critical Threats Project, deux centres de réflexion américains.

Malgré le ballet diplomatique, les Ukrainiens interrogés par l'AFP doutent qu'un accord puisse être conclu avec Moscou.

"Je pense que tout cela n'est qu'une mise en scène pour le public", estime Petro, un habitant de Kiev. "Nous devons nous préparer au pire et espérer le meilleur."

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 04/02/2026

Un homme prosté sur le corps d'une personne tuée dans une frappe israélienne, à l'hôpital Al-Chifa le 4 février 2026 ( Omar AL-QATTAA / AFP )Des bombardements israéliens ont fait mercredi…

Publié le 03/02/2026

Cette photo montre un incendie dans un immeuble résidentiel à la suite d'une attaque aérienne russe à Kiev tôt le matin du 3 février 2026. La Russie a repris ses frappes sur Kiev le 3…

Publié le 03/02/2026

Le président Emmanuel Macron lors d'une visite à Vallerois-le-Bois, le 3 février 2026 en Haute-Saône ( SEBASTIEN BOZON / POOL/AFP )L'Iran doit "respecter son peuple face à la révolution" qui…

Publié le 02/02/2026

Des ambulances attendent du côté égyptien du point de passage frontalier de Rafah avec la bande de Gaza, au premier jour de l'évacuation d'une cinqquantaine de Palestiniens, le 2 février 2026…

Publié le 01/02/2026

Camions citerne du côté égyptien du poste-frontière de Rafah avec la bande de Gaza, le 27 janvier 2026 ( - / AFP )Israël a rouvert très partiellement dimanche le point de passage de Rafah…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 04/02/2026

La Bourse de New York a clôturé en repli, sur fond de craintes liées à l’impact de l’intelligence artificielle (IA), perçue comme un facteur d’accentuation de la concurrence dans le secteur…

Publié le 04/02/2026

Votre rendez-vous quotidien avec les petites et moyennes capitalisations ! Chaque jour, retrouvez l’analyse d’Eric Lewin sur les valeurs Small & Mid Caps du moment qui font l’actualité.

Publié le 04/02/2026

(Zonebourse.com) - Antin Infrastructure Partners annonce avoir conclu un accord pour acquérir Vigor Marine Group, un fournisseur de services de maintenance, de réparation et de révision, ainsi que…

Publié le 04/02/2026

(Zonebourse.com) - Le secteur privé américain a créé 22 000 emplois en janvier, contre un consensus de 46 000, après 41 000 en décembre, selon l'enquête ADP.Copyright (c) 2026 Zonebourse.com -…