Trump maintient Téhéran sous pression et griffe ses alliés... Wall Street apprécie
(Zonebourse.com) - Vers la mi-séance à Wall Street, le Nasdaq d'adjuge 2,2%, devant le S&P500 ( 1,6%) et le Dow Jones ( 1,2%) alors que le bras de fer entre Washington et Téhéran se poursuit toujours autour d'Ormuz. Les Etats-Unis semblent déterminés à maintenir une pression maximale sur Téhéran et certains observateurs estiment que l'armée américaine pourrait profiter du week-end pascal prolongé pour conduire une opération décisive.
Il a encore frappé. Pendant que les bombes israélo-américaines continuent de s'abattre sur l'Iran, Donald Trump a de nouveau lâché quelques coups de griffe à ses alliés européens : "A tous ces pays qui ne peuvent s'approvisionner en kérosène à cause du détroit d'Ormuz, comme le Royaume-Uni, [...] j'ai une suggestion : premièrement, achetez aux Etats-Unis, nous en avons en abondance ; deuxièmement, prenez votre courage à deux mains, allez au détroit et prenez-le !".
Le président a appelé ces pays à se débrouiller seuls. "Les Etats-Unis ne seront plus là pour vous aider, tout comme vous ne l'avez pas été pour nous", a-t-il écrit, visiblement boudeur. Et l'Hexagone n'a pas échappé à la diatribe du républicain : "La France a interdit aux avions chargés de matériel militaire à destination d'Israël de survoler son territoire. La France s'est montrée très peu coopérative envers le "Boucher de l'Iran", qui a été éliminé ! Les Etats-Unis s'en souviendront !", a-t-il averti.
Ces déclarations rageuses interviennent alors que les Etats-Unis craignent de s'embourber dans un conflit qui n'a permis aucune avancée concrète sur le plan politique - le régime des mollahs est toujours en place - et qui déstabilise les marchés mondiaux depuis plus d'un mois en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. Ce matin encore, un porte-conteneurs libérien et un pétrolier koweïtien chargé de 2 millions de barils ont été ciblés par des frappes alors qu'ils circulaient à proximité du Golfe.
Un week-end pascal décisif ?
Dans ce contexte, les Américains ne semblent pas encore avoir tranché entre l'idée de négocier ou d'intensifier leur campagne militaire. Les investisseurs sont ainsi baladés entre les deux hypothèses, sans savoir quel scénario l'emportera.
"L'administration Trump pourrait profiter de la fermeture pendant trois jours des bourses pour une action spectaculaire sur le terrain qui sonnerait également la fin du conflit côté américain. D'autres continuent de croire à une solution diplomatique", analyse Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM.
Quelle que soit l'option choisie, les investisseurs semblent pour l'instant rassurés par le fait que Washington semble s'impatienter et vouloir mettre une fin rapide au conflit, qu'elle que soit l'option retenue. Outre le rebond des cours observé à New York, le repli du VIX témoigne aussi de ce relatif optimisme : l'indice de la peur cède 8%, vers 28 points, tandis que le baril de WTI abandonne 3%, vers 103 USD.
De son côté, l'or affiche désormais un recul de l'ordre de 15% à environ 4 580 dollars l'once depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Une baisse qui s'explique "par un repositionnement des investisseurs, après une forte demande d'options d'achat en début d'année qui amplifie les corrections", analyse-t-on chez Goldman Sachs.
"Le choc actuel, lié à des risques sur l'approvisionnement énergétique et à une inflation potentiellement plus élevée, a conduit les marchés à anticiper l'absence de baisse des taux de la Réserve fédérale (Fed) en 2026", ajoute l'analyste. L'once d'or évolue actuellement autour des 4 600 USD.
Des statistiques décevantes
Dans ce contexte teinté d'incertitudes, les investisseurs attendaient avec intérêt plusieurs statistiques publiées aux Etats-Unis. Le rapport JOLTS sur l'emploi a fait état de 6,88 millions d'ouvertures de postes au cours du mois février, soit légèrement en-deçà des attentes (6,92 millions).
Par ailleurs, l'indice des directeurs d'achat de la région de Chicago est ressorti à 52,8 en mars, alors qu'il était attendu à 54,8. Il avait atteint 57,7 en février.
Une actualité riche pour les sociétés
Dans l'actualité des sociétés, Visa a annoncé l'extension de son partenariat de longue date avec Fiserv, spécialiste des paiements et des technologies financières, afin d'intégrer la plateforme d'acceptation Visa aux solutions d'acquisition et de traitement des paiements de Fiserv en Europe.
Eli Lilly a dévoilé l'acquisition de Centessa Pharmaceuticals pour un montant total maximum pouvant atteindre 7,8 milliards de dollars.
Biogen fait part d'un accord pour acquérir Apellis Pharmaceuticals. La société va débourser un minimum d'environ 5,6 milliards de dollars.
Nvidia annonce un investissement de 2 milliards de dollars dans Marvell Technology.
Lockheed Martin ouvre un nouveau site à Dallas afin de rationaliser le développement, les tests et la production de prototypes de nouvelle génération destinés aux clients gouvernementaux.
Enfin, SLB a annoncé la signature d'un accord de trois ans avec Azule Energy afin de généraliser l'utilisation de sa plateforme numérique d'entreprise au sein des opérations d'Azule en Angola.
Par ailleurs, les regards se tourneront ce soir vers Nike qui doit publier ses résultats du 3e trimestre après la fermeture de Wall Street.
En attendant, le billet vert recule de 0,5% face à la monnaie unique, autour des 0,868 EUR.
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source : AOF
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