Wall Street : Dow Jones au zénith, le S&P500 valide une 10ème hausse hebdo
(Zonebourse.com) - Un jour, 1 record, cette fois, c'est le Dow Jones -( 1,73%) qui se distingue avec un brillant doublé intraday/clôture à 51.562 et 51.658 respectivement. Il n'aura fallu que 10 séance au "Dow" pour engranger 1.500Pts supplémentaires.
L'indice bat ainsi -et haut la main- son record de mardi, dans le sillage de Goldman Sachs qui s'envole de 5% et s'impose comme la locomotive du Dow Jones, bien aidé par United Health ( 5,15%), ce labo étant dopé par une hausse de recommandation de Bank of America qui passe à "achat".
Goldman a entrainé dans son sillage JP-Morgan ( 3,35%) et United Health a tiré Merck avec 4,85%.
Le S&P500 avec 0,41% à 7.584 ne bat pas de record ce soir, mais il lui suffira de finir inchangé ce vendredi (après le "NFP") pour signer une 10ème séance de hausse ( 0,1% hebdo), une grande première depuis 1985, dans des conditions totalement différentes : zéro guerre, baisse de l'inflation et baisse des taux (amorcée au second semestre 1984), baisse du prix de l'énergie (WTI en repli de 26,4 vers 18,6$), croissance boostée par les "reaganomics" à plus de 4,5% (contre 1,6% au T1 2026) et reduction du déficit public.. presque l'antithèse parfaite des conditions actuelles !
Le Nasdaq-100 a fini en repli de -0,5%, plombé par Broadcom (-12,6%) et Micron (-7,75%) mais le "Composite", plus large, a fini avec moins de 0,1% de repli.
Côté chiffres, les inscriptions hebdomadaires au chômage qui contredisent quelque peu l'image d'un marché du travail robuste renvoyée la veille par l'enquête ADP, qui avait fait état de 20.000 créations d'emplois de plus qu'attendu.
Les nouvelles demandes progressent de 13.000 à 225.000, alors que le consensus tablait sur 214.000. Il s'agit de leur plus haut niveau depuis la mi-février.
Par ailleurs, l'enquête de Challenger, Gray & Christmas a montré que les licenciements des entreprises américaines ont bondi de 11% en mai pour atteindre 97'006, et fait hautement contre-intuitif vu les profits records et les croissances époustouflantes annoncée, pas mois de 40% de ces réductions d'effectifs ont été attribuées à l'IA... le but étant de réaliser des économies pour accroître les CAPEX.
Ces chiffres sont bien accueillis par les marchés obligataires, car ils atténuent les craintes de voir une activité économique trop vigoureuse raviver les tensions inflationnistes : le "10 ans" efface -1,7Pt à 4,477%, le "30 ans" -1,4Pt à 4,976%.
Pour qu'ils s'éloignent des zones dangereuses (54,50 et 5% respectivement), il faudrait que les inquiétudes alimentées par la perspective d'une fermeture prolongée du détroit d'Ormuz s'estompent (accord de cessez-le feu au Liban, reprises des pourparlers américano-iraniens) puis que le rapport sur l'emploi ("NFP") ce vendredi atteste d'une progression modérée des créations de postes et d'une remontée du chômage vers 4,5%.
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source : AOF
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