Eni domine le FTSE MIB après des résultats solides et un relèvement de ses prévisions
(Zonebourse.com) - Eni ( 5,11% à 23,14 euros) signe la plus forte hausse du FTSE MIB ce matin à la Bourse de Milan, porté par la publication d'excellents résultats au 2e trimestre. Le géant italien des hydrocarbures a a bénéficié d'une combinaison très favorable : croissance des volumes, maîtrise des coûts et contexte de prix favorable, le tout accompagné d'un ratio d'endettement net pro forma (gearing) situé dans le bas de notre fourchette cible (10-15%) et 1,35 milliard d'euros distribués aux actionnaires sur la période.
Une performance opérationnelle et financière au-dessus des attentes
Sur ce trimestre, l'EBIT ajusté pro forma du groupe s'est élevé à 5,38 MdsEUR, battant nettement le consensus des analystes (5,14 MdsEUR). Ce résultat affiche une progression séquentielle de 52% par rapport au trimestre précédent, grâce aux solides performances des activités Exploration & Production (E&P), GGP (Gas & Power) et des filiales dédiées à la transition. Le résultat net ajusté a également plus que doublé pour atteindre 2,3 MdsEUR, dépassant aussi le consensus : 2,09 MdsEUR.
Dans le détail, l'activité E&P a enregistré un EBIT ajusté pro forma de 4,77 MdsEUR (en hausse de 42% par rapport au 1?? trimestre 2026 et de 97% en rythme annuel), tiré par des effets volume/mix favorables, la discipline sur les coûts et de meilleures réalisations sur les prix du pétrole, qui ont neutralisé l'effet de change défavorable.
La division GGP et Power ont affiché un EBIT ajusté pro forma de 0,50 MdEUR. L'activité GGP représente 0,47 MdEUR ( 46% sur un an), tirée par l'optimisation continue du portefeuille d'actifs et les bénéfices spécifiques liés à des renégociations et des règlements de litiges.
Enilive a plus que doublé son EBIT ajusté pro forma pour atteindre 0,29 MdEUR, tirée par l'activité de bioraffinage, qui a également bénéficié d'un meilleur scénario de marché. Plenitude a publié un EBIT ajusté pro forma de 0,23 MdEUR, en hausse de 70% sur un an, porté par la croissance des volumes dans les énergies renouvelables et la suspension des amortissements dans l'attente du projet de déconsolidation.
L'activité Raffinage a enregistré un EBIT ajusté pro forma positif de 0,08 MdEUR contre une perte un an plus tôt. Ce redressement s'explique par l'amélioration des marges de raffinage, bien que partiellement limitée par la hausse des coûts de transport maritime et le resserrement des écarts de prix entre bruts lourds/sulfureux et bruts légers/doux, ce qui a pénalisé les marges des raffineries complexes. La branche chimie Versalis a commencé à afficher des progrès grâce aux mesures de restructuration en cours et aux fermetures d'usines opérées l'an dernier. Cette division affiche une réduction de perte de 65% à environ 0,07 MdEUR, bénéficiant également d'interruptions temporaires d'approvisionnement qui ont soutenu les marges des plastiques de grande consommation.
Au 2? trimestre 2026, le flux de trésorerie généré par les opérations (CFFO) ajusté avant variation du besoin en fonds de roulement s'est élevé à 4,47 MdsEUR, dépassant de 15% les attentes du marché : 3,88 MdsEUR. Il a permis de financer des investissements organiques (capex) de 1,84 MdEUR.
Les retours en trésorerie aux actionnaires se sont élevés à 1,35 MdEUR, comprenant le solde du dividende 2025 (0,79 MdEUR) et le lancement du programme de rachat d'actions 2026 (0,56 MdEUR).
La dette nette s'établissait à 11,3 MdsEUR à la fin du 2? trimestre, maintenant le ratio d'endettement pro forma à 10%, soit le niveau le plus bas de la fourchette cible de l'entreprise (10-15%).
Sur le plan opérationnel, la production sous-jacente, nette des effets prix, a enregistré une solide croissance de 11% sur un an pour atteindre 1,79 million de bep/j (barils équivalent pétrole par jour). Restant quasi stable d'un trimestre sur l'autre, elle est portée par la montée en puissance de nouveaux projets en Afrique de l'Ouest, dans le Golfe de Mexique, en Norvège et en Indonésie.
Jackpot pour les actionnaires
Fort de cette excellente exécution opérationnelle, Eni révise à la hausse ses prévisions pour l'exercice 2026.
Concernant sa de production, la société italienne vise une croissance sous-jacente d'environ 5% contre une fourchette cible de 3 à 4% annoncée précédemment, soit environ 1,81 million de bep/j.
La prévision d'EBIT pro forma ajusté de la division GGP est relevée à plus de 1,4 MdEUR, soit une hausse de 40% par rapport au niveau initial. Pour Enilive, l'EBITDA pro forma ajusté annuel est révisé à la hausse à 1,3 MdEUR (contre 1,1 MdEUR). Il est confirmé à 1,3 MdEUR pour Plenitude.
De plus, la prévision de CFFO hors besoin en fonds de roulement est relevée à 15 MdsEUR (contre 13,8 MdsEUR).
Cette aisance financière permet à l'entreprise énergétique d'annoncer sa deuxième augmentation des retours aux actionnaires depuis le début de l'année.
Jefferies explique que "ce plan de rachat d'actions porté à 3,4 MdsEUR représente une hausse de 20% par rapport aux prévisions du trimestre dernier qui avaient déjà été révisées à 2,8 MdsEUR. Cette décision est parfaitement conforme à la politique de distribution d'Eni qui vise à restituer aux actionnaires 60% du surplus de trésorerie (upside) par rapport au CFFO budgété (11,5 MdsEUR), et ce jusqu'à un prix du Brent de 90 dollars/baril. Ce nouveau montant représente plus du double de la prévision initiale de 1,5 MdEUR établie sur la base du flux de trésorerie budgété".
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source : AOF
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