Rattrapé par le choc pétrolier
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 2,17% à 8 394,32 points dans un volume conséquent de 6.196 MD€.
Le marché parisien a fini en net repli ce lundi, rattrapé par un week-end marqué par une guerre ouverte et par l’arrêt du détroit d’Ormuz, un point névralgique pour l’approvisionnement énergétique mondial.
Dans ce contexte, le Brent a bondi jusqu’à % en début de séance, avant de réduire une partie de sa progression. Cette flambée des cours du pétrole a immédiatement soutenu les valeurs énergétiques, à l’image de TotalEnergies, en hausse de 3,09%, tandis que les groupes de défense ont également bénéficié des tensions, notamment Thales, en progression de 0,39%.
À l’origine de ce mouvement, l’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran, qui a entraîné la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, de plusieurs hauts responsables iraniens ainsi que de trois soldats américains. Des explosions ont également été signalées à Doha, Abou Dhabi et Dubaï, renforçant le climat d’incertitude.
Pour les marchés financiers, la principale inquiétude concerne désormais la paralysie du détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial. Selon les données de suivi maritime, le trafic de pétroliers a quasiment cessé après l’attaque de trois navires à l’entrée du golfe Persique.
L’enjeu est d’autant plus important que l’Iran produit environ 3,3 millions de barils par jour, soit près de 3% de l’offre mondiale, et que sa position géographique lui confère une influence stratégique sur les flux énergétiques.
Ce regain de risque géopolitique intervient alors que les marchés actions évoluaient à des niveaux historiquement élevés, dans un environnement déjà marqué par des interrogations persistantes autour de l’intelligence artificielle.
Dès lors, une hausse durable des prix de l’énergie compliquerait la tâche des banques centrales, en particulier celle de la Réserve fédérale américaine, partagée entre soutien à la croissance et maîtrise de l’inflation.
Sur le future Mars :
Les résistances sont : 8491 et 8553 puis 8593 puis 8632 et 8810 voire 8910
Les supports sont : 8374,5 voire 8355 et 8338 puis 8326 voire 8279,5 et 8212 puis 8191,5 voire 8139 puis 8131 et 8065 puis 8048 voire 8026 et 7991,5
En intraday, le biais est baissier sous de 8 525 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h) a réintégré avec vigueur son canal haussier de long terme, par lequel il était sorti le 26 février en cassant les 8 600 points. Ce retour brutal à l’intérieur de cette structure traduit un net regain de pression vendeuse à court terme.
Ce mouvement a permis de combler le petit gap haussier — c’est-à-dire une zone laissée sans transactions — resté ouvert entre 8 421,11 et 8 415,88 points. Toutefois, ce décrochage rapide a simultanément provoqué l’ouverture d’un gap baissier de rupture, signe d’un changement brutal de dynamique, compris entre 8 553,94 et 8 461,75 points. Celui-ci a déjà été partiellement comblé, mais demeure un élément technique clé à surveiller.
En résumé, le marché a effacé un signal positif précédent, tout en laissant derrière lui une zone de fragilité technique qui pourrait désormais faire office de résistance à court terme.
Du côté des indicateurs, la dynamique ralentit. Les histogrammes du MACD se replient nettement, tout en restant au-dessus de la ligne de signal, ce qui traduit un affaiblissement de l’élan haussier sans retournement confirmé. Le RSI est sorti de sa zone de surachat, signalant un retour à une situation plus équilibrée. Enfin, les volumes demeurent proches de la moyenne observée la semaine dernière, sans signe d’accélération particulière.
A l’inverse, un repli marqué sous le point bas du jour, situé à 8 38,5 points, suivi de la rupture du plus bas du 2 mars à 8 358 points (MM50 en 14 heures), pourrait accélérer la phase de consolidation en cours.
Dans ce cas, les prochains supports à surveiller se situeraient à 8 311 points, puis 8 259 points, voire 8 247 points.
À ce stade, la correction représenterait alors un retracement de 61,8 % de la dernière phase de hausse — comprise entre le point bas du 20 janvier à 8 026 points et le point haut du 27 février à 8 663 points — et impliquerait un retour probable vers le point bas de cette séquence.
En conclusion, nous avons progressivement réduit notre exposition sur les portefeuilles Dynamique et Investisseur à proximité de la borne haute du canal haussier de long terme, afin de sécuriser les gains. Nous conservons parallèlement nos couvertures sur le portefeuille Investisseur ainsi que nos stratégies baissières de court terme sur le portefeuille Dynamique, dans une logique de maîtrise du risque. Nous restons toutefois favorables à des renforcements ciblés, fondés sur une sélection rigoureuse de valeurs et des signaux techniques cohérents, avec pour objectif d’optimiser le couple rendement/risque dans un environnement incertain.
■- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote