Réduction de la pression baissière
Le CAC40 cash a clôturé la séance en hausse de 0,92% à 7 772,45 points dans un volume élevé de 4.527 MD€.
La Bourse de Paris a évolué en hausse, largement influencée par les tensions au Moyen-Orient. L’implication des Houthis, appuyés par l’Iran, marque une nouvelle étape dans l’escalade régionale. La possibilité d’un renforcement militaire américain alimente les craintes d’un conflit plus étendu. Les attaques visant les installations énergétiques iraniennes ainsi que les perturbations autour du détroit d’Ormuz, point clé du transit pétrolier mondial, exercent une pression durable sur les prix de l’énergie. En France, le Premier ministre Sébastien Lecornu a évoqué les propos iraniens concernant le passage de navires « non hostiles », y voyant un possible tournant, tout en appelant à la prudence. Les inquiétudes liées à une perturbation de la production mondiale restent fortes. Dans ce contexte incertain, le secteur de l’énergie se distingue nettement. Engie a progressé de 3,84% à 27,86, tandis que TotalEnergies a gagné également 3,22% à 81,02, soutenu par la hausse des cours du pétrole liée aux tensions dans le détroit d’Ormuz. Le groupe pétrolier profite mécaniquement de l’envolée des prix de l’énergie induite par cette situation géopolitique.
Sur le future Avril :
Les résistances sont : 7929,5 puis 7998, 8050 voire 8062 et 8131,5 puis 8190, 8214,5 voire 8277,5 voire 8303 et 8338, 8366 puis 8423 voire 8551.
Les supports sont : 7831 puis 7749,5 voire 7615 et 7557,5 puis 7532 et 7398,5
En intraday, le biais est haussier au-dessus de 7 745 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h) s’écarte de sa zone d’alerte intraday située à 7 615 points, soutenu par le retour des acheteurs. Depuis le 19 mars, une figure de type « tasse avec anse » semble progressivement se dessiner. La validation de cette configuration passerait par une cassure nette, accompagnée de volumes, de la résistance correspondant aux sommets de la tasse, située à 7 791 points. Par projection, cette figure offrirait un objectif théorique autour de 8 277 points. Au préalable, le franchissement des résistances intermédiaires à 7 929,5 puis 7 998 points, voire 8 050 points en extension, constituerait un premier signal de renforcement de la dynamique haussière. Une détente sur le plan géopolitique, couplée à un apaisement des tensions sur les prix du pétrole, viendrait également soutenir les marchés actions. À l’inverse, seule une réintégration durable de l’indice au sein de son ancien canal haussier de long terme, dont la borne basse se situe autour de 8 212 points, permettrait de restaurer un biais plus favorable. Dans ce cas, le comblement du gap de continuation entre 8 336 et 8 358 points, puis du gap de rupture situé entre 8 473,5 et 8 544 points, renforcerait nettement la dynamique actuelle.
A l’inverse, un affaiblissement du courant acheteur, associé à une cassure sous l’anse de notre figure chartiste, constituerait un premier signal de fragilité à court terme, invalidant le scénario haussier privilégié. Dans ce cas, la correction pourrait se prolonger en direction de la zone des 7 600 points, niveau désormais crédible au regard de la projection de l’ancien canal haussier. Le maintien de ce seuil en clôture apparaît donc déterminant. En cas de rupture, le repli pourrait s’accentuer et ramener l’indice vers ses prochains supports, situés à 7 557,5 puis 7 398,5 points.
Du coté des indicateurs, l’indice évolue en dessous de sa moyenne mobile 20, 50 et 200, les histogrammes du MACD oscillent à la hausse en dessous de sa ligne de signal, le RSI est « neutre » tandis que les volumes sont en baisses par rapport à la séance de la veille.
Pour conclure, dans un marché évoluant au rythme des développements géopolitiques, nous maintenons une exposition de 65 % au sein du portefeuille dynamique. Ce positionnement reflète notre biais constructif, tant que l’indice se maintient au-dessus des points bas du 23 mars, avec la possibilité d’une désescalade à tout moment. Des prises de bénéfices pourraient toutefois être envisagées à l’approche de la borne basse de l’ancien canal haussier de long terme.
■- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote