Une accalmie constructive
Le CAC40 cash a clôturé la séance en hausse de 0,44% à 8403,99 points dans un volume de 4,8 MD€.
La Bourse de Paris a évolué sans direction clairement établie, dans un contexte marqué par des arbitrages entre l'amélioration de l'environnement macroéconomique et l'attentisme précédant le début de la saison des publications trimestrielles. Le ralentissement plus prononcé qu'anticipé des tensions inflationnistes en France, conjugué à une détente également observée en Italie et au regain d'intérêt pour les valeurs technologiques américaines, a néanmoins contribué à préserver un biais constructif sur les marchés d'actions. Sur le front macroéconomique, la poursuite de la désinflation en zone euro alimente les anticipations d'un assouplissement progressif des conditions monétaires, offrant un soutien supplémentaire aux actifs risqués. Dans le même temps, l'attention des opérateurs se porte désormais sur les résultats du deuxième trimestre, qui devront confirmer la capacité des entreprises à maintenir une trajectoire bénéficiaire robuste dans un environnement économique encore contrasté. Les anticipations demeurent, à ce stade, favorables, plusieurs établissements estimant que la croissance des bénéfices des sociétés européennes devrait rester solidement orientée, confortant ainsi le scénario d'une poursuite graduelle de la reprise des marchés.
Les résistances sont : 8456 puis 8646 et 8890 voire 9190.
Les supports sont : 8283,5 et 8246,5 voire 8203 puis 8171,5 et 8143 voire 8076,5 puis 8004,5 et 7924,5 voire 7816 puis 7702 et 7574 voire 7380 puis 7115 et 6963,5 voire 6431,5.
En intraday, la tendance est haussière au-dessus de 8283,5.
Graphiquement, le contrat Future CAC 40 (cf. graphique en données 14 heures) a continué d'évoluer dans une fourchette de variation particulièrement resserrée, traduisant une phase d'hésitation des intervenants, sans toutefois revenir solliciter la borne inférieure de son canal haussier de court terme, désormais située à 8 352 points. Dans ce contexte, un rebond au contact de cette oblique directrice consacrerait l'achèvement de la phase de consolidation engagée le 15 juin et réactiverait le mouvement de hausse de court terme en direction de 8 718,5 points. Cet objectif est obtenu par report de l'amplitude de l'ancienne zone de congestion comprise entre 7 816 et 8 283,5 points, conférant à ce seuil une forte légitimité d'un point de vue chartiste. L'atteinte de cet objectif entraînerait l'invalidation définitive de la figure de retournement en triple sommet en formation depuis mai 2024 et traduirait également la capacité de l'indice à résorber son retard relatif face aux principaux indices internationaux, tout en confortant la prééminence de la tendance haussière de fond.
Par ailleurs, une rupture de cette oblique, suivie d’un rebond technique sur le niveau de réactivation situé à 8 283,5 points, constituerait un throwback classique, venant conforter la validité de la sortie initiale et raviverait, dans ce cadre, les objectifs précédemment évoqués.
À l’inverse, une réintégration en clôture du trading range invaliderait le signal de sortie et induirait une reprise de la phase de consolidation, avec une première zone cible localisée sur la médiane à 8 076,5 points, puis un retour potentiel vers la borne basse à 7 816 points. Tant que ce seuil demeure préservé en clôture, le biais de moyen terme reste neutre. En revanche, une rupture de ce support pivot relancerait la dynamique baissière, avec un objectif situé sur le support intermédiaire de 7 380 points, correspondant aux points bas enregistrés le 23 mars. Enfin, la ligne de cou du triple sommet étant identifiée à 6 963,5 points, une cassure de ce niveau ouvrirait la voie à une phase de sell-off plus marquée, susceptible d’engendrer une accélération baissière significative.
Pour conclure, nous demeurons pleinement inv estis au sein de nos portefeuilles Dynamique et Investisseur, dans la mesure où nous privilégions, à ce stade, la réalisation du premier scénario haussier. Dans cette optique, nous envisagerons des prises de profits partielles à proximité des principaux objectifs chartistes identifiés, afin d’optimiser progressivement les gains latents. Néanmoins, nous conservons une approche résolument flexible et réactive. Nous restons disposés à alléger nos expositions, voire à mettre en place des stratégies de couverture, en cas de dégradation du contexte macroéconomique ou géopolitique, susceptible d’engendrer une reprise plus marquée de la phase de consolidation.
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