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Mélenchon officiellement candidat pour 2027

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Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur TF1 à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine le 3 mai 2026
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur TF1 à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine le 3 mai 2026 ( Julie SEBADELHA / AFP )

Jean-Luc Mélenchon n'aura donc trouvé personne pour "faire mieux": à 74 ans, il a officialisé dimanche soir, sans grande surprise et à un peu moins d'un an de l'échéance, sa quatrième candidature à l'élection présidentielle.

"Nous c'est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat", a-t-il estimé sur TF1, indiquant être "le mieux préparé" à La France insoumise "pour faire face à la situation qui arrive".

Jean-Luc Mélenchon se lance car, a-t-il expliqué, il y a "urgence".

"Nous entrons dans une saison très agitée de l'histoire du monde. Nous sommes menacés d'une guerre généralisée, nous sommes menacés par un changement spectaculaire du climat, et puis nous avons une crise économique et sociale qui s'avance", a-t-il déclaré.

A la dernière élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait échoué à 420.000 voix du second tour, en réunissant 22% des suffrages et en arrivant à la troisième place du premier tour, très largement en tête à gauche.

La question est de savoir s'il pourra bénéficier du même vote utile des électeurs de gauche qui souhaitent que leur famille politique soit représentée au second tour.

Cette fois-ci, en l'absence de président sortant, le RN sera "l'adversaire principal" du leader insoumis, a-t-il prévenu sur TF1, même s'il a dit "ne pas croire" à ce que prédisent les sondages: une présence de l'extrême droite au second tour.

"Je pense que nous allons les battre à plate couture", a-t-il insisté.

"Aucune opposition" en interne

Le leader de La France insoumise Jean-Luc Melenchon à Paris le 1er mai 2026
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Melenchon à Paris le 1er mai 2026 ( Julie SEBADELHA / AFP )

Les élus insoumis étaient réunis dimanche à Paris pour désigner le candidat du mouvement de gauche radicale pour 2027.

Le nom du fondateur de LFI a été proposé par la direction insoumise à son intergroupe parlementaire (les députés, les eurodéputés et les maires, soit une petite centaine d'élus). Et ces derniers ont approuvé la candidature du patriarche insoumis.

"J'ai demandé au nom de la direction du mouvement s'il y avait une autre candidature, il n'y en avait pas. Aucune opposition ne s'est exprimée à la candidature de Jean-Luc Mélenchon", a indiqué à l'AFP le coordinateur du mouvement Manuel Bompard.

Comme en 2022, cette candidature devra récolter 150.000 parrainages citoyens, ce qui devrait être une simple formalité.

Sa première prise de parole, après l'annonce de sa candidature dimanche sera réservée aux "nouveaux médias numériques" lors d'une conférence de presse mercredi, à laquelle ne sont pas conviés les médias traditionnels.

Il prévoit un premier grand meeting de campagne le 7 juin à Saint-Denis, ville conquise par LFI aux dernières municipales, avec Bally Bagayoko, symbole de la "Nouvelle France" qu'il promeut.

"Militant total"

Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur TF1 à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine le 3 mai 2026
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur TF1 à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine le 3 mai 2026 ( Julie SEBADELHA / AFP )

Depuis la présidentielle de 2022, lorsqu'il avait déclaré "Faites mieux" à ses troupes le soir de son élimination au premier tour, Jean-Luc Mélenchon n'avait cessé de répéter qu'il souhaitait être remplacé.

Si une génération de cadres a bien émergé aux côtés du tribun de 74 ans, aucun d'entre eux n'est parvenu à un statut de présidentiable. D'autant plus que certains ont dû quitter le mouvement lors des législatives de 2024, comme François Ruffin et Clémentine Autain.

L'ancien sénateur, ministre, député et député européen, une des personnalités politiques les plus clivantes en France mais qui se dit "heureux" de cliver, avait déclaré se mettre "en retrait mais pas en retraite" après la dernière échéance présidentielle.

Mais il n'a cessé d'intervenir dans le débat public, via ses réseaux sociaux, ses prises de parole, ou son implication dans les campagnes des européennes et législatives de 2024 ou des municipales de 2026.

"Il vit politique, il dort politique. C'est un militant total. Quand il y a une baston politique, il y va", décrit un de ses proches à l'AFP.

Les Insoumis comptent profiter du désordre dans le reste de la gauche, qui bute en grande partie sur la question de la participation, ou non, à une primaire unitaire dont LFI ne souhaite pas entendre parler.

"Vous n'êtes pas sérieux. On a moins d'un an et vous ne savez même pas quel est votre programme, ni quel est votre candidat", a tancé leur leader sur Brut dans la soirée.

François Ruffin et Marine Tondelier sont candidats dans le cadre de cette primaire, mais pourraient porter leurs propres couleurs, en solitaire, si ce processus n'aboutissait pas. Le Parti socialiste est divisé sur la question de la participation à cette primaire.

Dans l'espace social-démocrate, résolument opposé à La France insoumise, les noms de l'ancien président socialiste François Hollande et de l'eurodéputé Raphaël Glucksmann (Place Publique) reviennent régulièrement.

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