"Tontons flingueurs": Tondelier estime que Mélenchon et Hollande mènent la gauche vers la "défaite"
Des "Tontons flingueurs": la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, a accusé jeudi Jean-Luc Mélenchon et François Hollande d'envoyer la gauche vers la "défaite", se disant "très inquiète" pour les municipales des 15 et 22 mars.
"J'en ai marre de Jean-Luc Mélenchon, de François Hollande, de ces Tontons flingueurs de la gauche qui, toute la journée, nous emmènent dans un piège, le piège de la défaite", a-t-elle dit sur France Inter, jugeant que l'un était "spécialiste du renoncement" et l'autre du "sectarisme".
Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise, a été pris dans la tempête en étant accusé par ses adversaires d'avoir un lien indirect avec l'homicide du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque. L'ancien président socialiste François Hollande a lui appelé à refuser toute alliance avec les Insoumis.
Marine Tondelier a estimé que si LFI faisait des mauvais scores aux municipales, "ce sera leur responsabilité parce qu'ils ont des comportements qui sont violents dans les méthodes" et les propos.
Elle n'a toutefois pas fermé la porte à des alliances au second tour "au cas par cas" et avec "une exigence de clarification de leur part".
L'écologiste s'est dite "très inquiète" pour les municipales et "pas que pour les villes écologistes". "Si la gauche perd la moitié de ses grandes villes, oui, on devra tous se remettre en question et 2027 sera de toute manière compromise", a-t-elle dit.
L'écologiste a reproché à LFI d'"invectiver la moitié de la terre" et de se comporter comme si leurs "principaux adversaires" étaient à gauche plutôt qu'à droite.
"Jean-Luc, pour être aimé, faut être aimable", a-t-elle lancé.
Marine Tondelier a assuré que, contrairement à ce qui avait été avancé, le service d'ordre de son parti n'avait jamais été formé par La Jeune Garde, groupe d'ultragauche mis en cause dans la mort de Quentin Deranque.
Le député François Ruffin, candidat à la primaire de la gauche et ancien Insoumis, a expliqué sur franceinfo avoir quitté LFI car le chemin emprunté contribuait "à nous rendre tous les jours un peu plus minoritaires".
Questionné sur l'existence d'un lien entre LFI et le meurtre de Quentin Deranque, il a jugé qu'il y a "des évidences qu'il ne faut pas nier, sinon on n'est pas crédibles à l'égard du pays".
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