Guerre au Moyen-Orient: les conséquences économiques mondiales
Voici les dernières évolutions économiques mondiales vendredi vers 14H45 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient est entrée dans son 21e jour:
- Les Bourses sur leurs gardes malgré un pétrole stable
Les marchés boursiers restaient sur leurs gardes malgré un répit sur les prix du pétrole et du gaz après des déclarations des Etats-Unis et d'Israël.
Vers 14H45 GMT (15H45 à Paris), le Dow Jones cédait 0,48%, l'indice Nasdaq perdait 1,19% et l'indice élargi S&P 500 reculait de 0,84%.
Le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, cédait 0,04% à 108,61 dollars.
La Bourse de Londres cédait 1,00%, le CAC 40 à Paris chutait de 1,33% et tout comme le DAX à Francfort.
Le dollar remontait, rattrapant partiellement ses lourdes pertes de la veille. Il prenait 0,41% par rapport à l'euro qui valait 1,1536 dollar.
- La hausse des billets d'avions est inévitable (Iata)
Une hausse des prix des billets d'avion est "inévitable" vu la flambée des cours des hydrocarbures sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient, a affirmé le directeur général de l'Iata, la principale association mondiale de compagnies aériennes.
Le prix du baril de kérosène a doublé depuis l'attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, une progression encore supérieure à celle du brut, a noté Willie Walsh.
Les compagnies aériennes avaient prévu de consacrer en moyenne 26% de leurs dépenses d'exploitation au carburant cette année, sur la base d'un baril de kérosène à 88 dollars, a rappelé M. Walsh. Jeudi, il était à 216 dollars.
- USA: un responsable de la Fed a changé d'avis et s'inquiète du risque inflationniste
Un gouverneur de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), Christopher Waller, a expliqué qu'il s'inquiétait désormais de l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur l'inflation aux Etats-Unis.
"Il y a deux semaines", a-t-il expliqué sur la chaîne CNBC, il envisageait de voter pour une baisse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale.
Mais depuis, a-t-il ajouté, "le détroit d'Ormuz est resté fermé, il semble que le conflit va se prolonger et que les prix du pétrole vont rester élevés plus longtemps. Donc cela suggère que l'inflation est davantage un motif d'inquiétude que ce que je pensais".
- L'Espagne annonce un plan d'aide anti-crise de 80 mesures pour 5 milliards d'euros
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé une série de 80 mesures pour un montant de 5 milliards d'euros visant à lutter contre les effets de la guerre au Moyen-Orient, promettant notamment "une réduction drastique" de la fiscalité sur l'énergie.
"Les situations extraordinaires exigent des réponses extraordinaires", a déclaré le Premier ministre socialiste après un conseil des ministres extraordinaire.
Parmi les mesures annoncées et qui entreront en vigueur samedi, figure une baisse de la TVA sur le gaz et les carburants, qui devrait notamment permettre une baisse des prix à la pompe allant jusqu'à 30 centimes d'euro par litre, soit "environ 20 euros d'économie par plein pour une voiture moyenne".
- Croisières au Moyen-Orient: tous les passagers débarqués
Les croisières "ne sont pas en service" et "tous les passagers ont désormais débarqué des navires qui naviguaient" au Moyen-Orient au déclenchement de la guerre fin février, a assuré l'association internationale des compagnies de croisières (CLIA).
"Les compagnies de croisière ont réduit, et continuent de réduire, les effectifs à bord à mesure que les opérations de rapatriement progressent", a ajouté la CLIA.
Quelque 15.000 passagers de croisières étaient immobilisés dans le Golfe au début de la guerre, avait estimé le 5 mars l'Organisation maritime internationale (OMI).
- Bloqués dans le Golfe, les équipages commencent à rationner les vivres
Eau et nourriture commencent à être rationnées à bord de bateaux immobilisés depuis trois semaines dans le Golfe par la guerre et le blocus du détroit d'Ormuz par l'Iran, témoignent des marins.
"Jusqu'à hier, nous avions de l'eau potable ainsi que de l'eau douce pour nous laver et tout le reste", a raconté à l'AFP lors d'un appel vidéo un marin indien coincé sur un petit bateau de ravitaillement au large de l'Irak, en vue des côtes iraniennes.
"Mais maintenant que l'eau potable est épuisée, nous avons contacté le propriétaire pour en avoir et j'espère qu'ils en obtiendront aujourd'hui ou demain", a ajouté ce jeune marin. "D'ici là, nous faisons bouillir l'eau pour la boire".
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