Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      

Pour Sophie Adenot, un programme scientifique chargé dans l'ISS

| AFP | 111 | Aucun vote sur cette news
L'astronaute Sophie Adenot sur un écran géant lors d'une visioconférence publique à l'Élysée avant son départ pour la Station spatiale internationale, le 5 février 2026 à Paris
L'astronaute Sophie Adenot sur un écran géant lors d'une visioconférence publique à l'Élysée avant son départ pour la Station spatiale internationale, le 5 février 2026 à Paris ( Ludovic MARIN / POOL/AFP )

Biologie, physique de matériaux, physiologie... Sophie Adenot va participer à plus de 200 expériences au cours de son séjour dans l'ISS, un programme chargé pour préparer les prochaines missions spatiales et faire avancer la science sur Terre.

Orbitant depuis 25 ans à 400 km de la Terre, la Station spatiale internationale (ISS), que rejoindra l'astronaute française mi-février, est avant tout un laboratoire scientifique unique en son genre.

C'est d'ailleurs un "critère fondamental" dans la sélection des projets qui y sont menés, explique à l'AFP Sébastien Vincent-Bonnieu, chef d'équipe scientifique "Utilisation et sciences associées" à l'Agence spatiale européenne (ESA). "Si on fait des recherches sur l'ISS, c'est parce que c'est le seul moyen de faire ce type d'expériences".

Comme la recherche sur la microgravité, pour étudier ses effets à long terme sur les organismes vivants ou observer des phénomènes physiques "qui sont cachés par la gravité sur Terre", ajoute M. Vincent-Bonnieu.

Ou celle liée à l'environnement spatial, un axe essentiel dans l'optique de prochaines longues missions vers la Lune ou Mars.

Sophie Adenot testera par exemple EchoFinder, un système mis au point par le Centre national d'études spatiales (CNES), qui doit permettre aux astronautes de réaliser des échographies en totale autonomie, grâce à l'intelligence artificielle et à la réalité augmentée.

Effets des vols spatiaux sur la santé
Effets des vols spatiaux sur la santé ( Jonathan WALTER, Valentina BRESCHI, Jean-Michel CORNU / AFP )

Elle se soumettra aussi à une série de tests neurosensoriels pour évaluer l'effet de son long séjour en orbite sur la mémoire, la prise de risque ou la reconnaissance des émotions.

"Une émotion repose sur différentes caractéristiques sur le plan physiologique, cognitif, comportemental... Et dans l'espace, tout ça est modifié. Ca va nous permettre de voir à quel point la perception de l'autre peut être altérée, et donc altérer les capacités de vivre en groupe", avait indiqué lors d'une visite organisée par le Cnes en novembre, Benoît Belmont, chercheur à l'Université de Lorraine.

Pleine capacité

Préparer ces expériences "n'est pas facile", avait rappelé à cette occasion le directeur du Cnes Lionel Suchet.

L'astronaute française Sophie Adenot (g), membre du programme Crew-12, lors d'une conférence de presse au Centre spatial Johnson de la Nasa, le 30 janvier 2026 à Houston, au Texas
L'astronaute française Sophie Adenot (g), membre du programme Crew-12, lors d'une conférence de presse au Centre spatial Johnson de la Nasa, le 30 janvier 2026 à Houston, au Texas ( Moisés ÁVILA / AFP/Archives )

"Adapter des protocoles scientifiques pour être réalisés par un astronaute en impesanteur", "faire fonctionner du matériel sans convection", c'est "quelque chose qu'on a appris sur de longues années, grâce à notre coopération historique avec les Etats-Unis, l'Union soviétique puis la Russie, notamment sur les vols de longue durée".

Vingt-cinq ans après sa mise en service, "on a développé toutes les grosses facilités et les gros instruments, on a un laboratoire qui fonctionne à sa pleine capacité et tout le monde veut l'utiliser au maximum" avant la fin programmée de l'ISS en 2030, souligne M. Vincent-Bonnieu.

Pendant ses huit mois à bord, Sophie Adenot va ainsi participer à une "très, très grande variété d'expériences sur des dizaines de types d'instruments" dans le laboratoire européen Columbus, précise-t-il.

Ingénieure aéronautique de formation, l'astronaute française a suivi des cours théoriques de biologie, astrophysique et physique des matériaux et a été entraînée à collecter des échantillons de sang ou à manipuler incubateurs et four à lévitation magnétique.

Radiations dans l'espace
Radiations dans l'espace ( Jonathan WALTER, Paz PIZARRO / AFP )

A son programme: étude de l'effet des radiations cosmiques sur l'ADN et les os, observation de la Terre pour capter des phénomènes difficilement observables depuis le sol ou par des satellites, pose de capteurs pour détecter les biocontaminations, expériences sur les émulsions...

Sur Terre, les données collectées seront précieuses pour la recherche médicale. Mais aussi pour les industriels "souvent très intéressés par ces aspects fondamentaux" et en tirer des applications dans leurs propres processus de fabrication, souligne M. Vincent-Bonnieu, citant les industries chimiques, l'agroalimentaire, les fabricants de matériaux.

"L'électricité n'a pas été découverte en améliorant la bougie. Développer cette somme de connaissances ne nous permettra pas seulement d'améliorer l'existant, mais aussi, peut-être, de découvrir des choses complètement différentes", dit-il.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 05/02/2026

L'astronaute française Sophie Adenot à Cologne, le 5 janvier 2026 en Allemagne ( Pau Barrena / AFP/Archives )De sa chambre d'enfant ornée de posters de fusée au pas de tir de Cap Canaveral…

Publié le 03/02/2026

L'entreprise française Mistral a déployé un outil d'intelligence artificielle (IA) conversationnelle pour assister les chercheurs du Centre français de la recherche scientifique (CNRS) (…

Publié le 30/01/2026

Le siège d'Eutelsat, à Issy-les-Moulineaux, le 19 juin 2025 ( Martin LELIEVRE / AFP/Archives )L'Etat français est monté au créneau pour empêcher l'opérateur de télécommunications…

Publié le 30/01/2026

Une patiente passe une mammographie dans une unité mobile, à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 28 novembre 2023 ( Roberta Ciuccio / AFP/Archives )L'intelligence artificielle peut améliorer la…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 05/02/2026

Alors que le Nasdaq encaisse le contrecoup des résultats de la Tech américaine, le CAC 40 semble ignorer la tempête et se maintient sur ses records. Mais attention, cette déconnexion peut-elle…

Publié le 05/02/2026

Le CAC40 cash a clôturé la séance en hausse de 1,01% à 8262,16 points dans un volume de 4,973 MD€.  

Publié le 05/02/2026

Votre rendez-vous quotidien avec les petites et moyennes capitalisations ! Chaque jour, retrouvez l’analyse d’Eric Lewin sur les valeurs Small & Mid Caps du moment qui font l’actualité.

Publié le 05/02/2026

(Zonebourse.com) - Equasens a dévoilé une solide performance commerciale en 2025 avec un revenu annuel récurrent de 108 millions d'euros ( 8,8% en publié), et un chiffre d'affaires annuel de 236,5…

Publié le 05/02/2026

(Zonebourse.com) - Le "$-Index" poursuit sa trajectoire ascendante, amorcée mardi dernier depuis un plancher de 95,55 : le billet vert se raffermi de 0,25% et à 97,85 renoue avec l'ex-plancher du…