Vers une réactivation haussière de long terme ?
Le CAC40 cash a clôturé la séance en hausse de 1,01% à 8262,16 points dans un volume de 4,973 MD€.
La Bourse de Paris a maintenu son élan haussier, mais la dynamique internationale reste marquée par des divergences notables, avec une persistance de scepticisme envers les valeurs technologiques, notamment dans le secteur logiciel. En Asie-Pacifique, les actions des entreprises technologiques ont subi des pressions à la vente, reflet des tendances observées sur les marchés américains et européens. L'inquiétude porte sur l'impact disruptif de l’intelligence artificielle, notamment son effet sur des modèles économiques réputés défensifs, exacerbée par l'annonce d'Anthropic d'un nouvel outil de productivité, stimulant une concurrence directe entre l’IA générative et les logiciels traditionnels. Toutefois, cette tendance baissière a été atténuée par des achats ciblés sur les secteurs financier et industriel, considérés comme bénéficiaires d'une rotation sectorielle déjà bien amorcée. Du côté des publications, Crédit Agricole a enregistré une chute de 39,3 % de son bénéfice net au 4e trimestre, principalement en raison d’une charge exceptionnelle liée à l'augmentation de sa participation dans Banco BPM et des pertes dans son activité de crédit-bail automobile. En revanche, Soitec, malgré une baisse de 29 % de ses résultats annuels, a surpris positivement avec des ventes trimestrielles de 16M€, supérieures aux attentes du marché.
Sur le future Février
Les résistances sont : 8469,5 et 8672 voire 8896 puis 9188 et 8374.
Les supports sont : 8246 voire 8216 et 8188,5 puis 8150 voire 8116 et 8089,5 puis 8046 voire 8034,5 puis 7995 et 7917 puis 7867,5 voire 7817,5 et 7770 puis 7606,5 voire 7548 et 7456,5 voire 7303,5 puis 7134,5 et 6910.
En intraday, la tendance est haussière au-dessus de 8246.
Graphiquement, le Future CAC 40 (cf. graphique en données 14 heures) est finalement parvenu à s’extraire par le haut du trading range délimité entre 8 034,5 et 8 188,5, après avoir cherché à invalider la précédente sortie en réalisant une brève incursion au sein de cette zone lors de la séance précédente. Le fait que l’indice ne soit pas parvenu à revenir tester la médiane et le niveau pivot à 8 116 points témoigne de la résilience du marché et de sa volonté de maintenir la structure actuelle. Une clôture confirmée au-dessus de 8 188,5, et plus particulièrement au-dessus du niveau clé de réactivation haussière à 8 246 points, marquerait la fin de la consolidation entamée le 19 janvier, avec une cible à 8 344 points, déterminée par la réplique de la hauteur de la zone de congestion. Au-delà, la cible se situerait sur les plus hauts historiques, autour des 8 400 points, puis sur la partie haute du canal haussier de long terme, à 8 540 points.
À l’inverse, une réintégration du trading range en clôture invaliderait le mouvement de reprise et relancerait la phase de consolidation, avec un premier objectif situé sur la partie basse du canal horizontal. Une incursion au sein de la zone d’alerte, comprise entre 8 034,5 et 7 995 points, serait tolérée, mais une clôture en dehors de cette zone marquerait une rupture de la borne basse du canal haussier de long terme, entraînant une reprise baissière abrupte, avec un objectif à 7 882 points, correspondant à la cible du trading range. Par ailleurs, il convient de rappeler que la ligne de cou de la structure de retournement en triple top reste valide, et une rupture du seuil clé à 7 134 points déclencherait une reprise baissière nette, avec un objectif à 6 000 points.
Pour conclure, nous procédons à une alimentation progressive des portefeuilles Dynamique et Investisseur afin d'accompagner le marché dans sa phase de reprise et dans sa volonté de réactiver son mouvement haussier. Toutefois, nous demeurons pleinement vigilants et prêts à ajuster nos positions, voire à couvrir nos portefeuilles, en cas d’invalidation du scénario actuel ou de formation de figures de retournement sur les indices.
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