Un enfant tué et sept personnes blessées par l'explosion d'un pavillon à Aubervilliers
Un enfant est décédé et sept personnes ont été blessées, dont deux grièvement, après une fuite de gaz qui a entraîné "l'explosion" samedi soir d'un pavillon à Aubervilliers, ont indiqué dimanche le maire de la ville et la préfecture de police de Paris.
"Un enfant est décédé à Aubervilliers, ce soir (samedi), dans l'explosion d'un pavillon rue Paul Verlaine à cause d'une fuite de gaz", a écrit tôt dimanche Sofienne Karroumi, maire divers gauche d'Aubervilliers(Seine-Saint-Denis), sur son compte Facebook.
"Sept autres personnes ont été blessées dans l'accident, dont deux sont encore en urgence absolue à l'heure où j'écris ces lignes", avait-il ajouté.
Selon le parquet de Bobigny, qui a ouvert une enquête pour homicide involontaire et blessures involontaires, aucun blessé n'avait de pronostic vital engagé en fin de matinée.
Les faits se sont produits samedi, vers 21H30, lorsqu'un pavillon s'est effondré après une explosion consécutive à une fuite de gaz. Un important dispositif de secours mobilisant 110 sapeurs-pompiers a été déployé avec des équipes cynotechniques, a détaillé la préfecture de police.
Parmi les sept blessés figurent six membres de la famille habitant le pavillon. Le septième blessé est un passant touché par la déflagration.
L'édile a d'abord indiqué que la victime avait deux ans, avant que le parquet de Bobigny précise qu'elle avait en fait trois ans.
Près d'une vingtaine de personnes ont été prises en charge dans un centre d'accueil, selon le maire.
"J'ai vu une femme avec un bébé. J'ai entendu que le bébé était peut-être mort. La famille vient du Bangladesh", a témoigné auprès de l'AFP Sontosh, un voisin.
"Gros boum"
"J'étais en train de regarder la télé et tout d'un coup il y a eu une explosion, tout a tremblé, ça m'a fait très peur. J'ai entendu un gros boum, c'était comme à la guerre", a réagi Nadia Krim, qui habite en face du pavillon et se dit "encore terrorisée".
La riveraine est alors descendue dans la rue. "J'ai vu de la fumée, des gens courir. J'ai vu un père de famille qui pleurait. Ca fait mal pour les familles. Quand ça a explosé, tout est retombé sur eux", raconte-t-elle.
Un café attenant a servi de lieu d'accueil des premiers secours et l'électricité a été coupée pendant la nuit dans les immeubles des alentours.
Sans se prononcer sur les responsabilités, le maire, qui est retourné sur les lieux du drame dans l'après-midi, a déclaré dimanche soir à l'AFP que la nouvelle majorité élue en mars serait "intraitable et intransigeante à l'égard des propriétaires qui fuient leurs responsabilités, qui négligent l'entretien de leurs biens ou qui exploitent la misère des gens".
Selon lui, l'ancien propriétaire du pavillon était un marchand de sommeil, condamné en 2017.
"Dix ans après, quelles sont les circonstances?", s'interroge-t-il, tout en précisant que les premiers éléments ne semblent pas démontrer un nombre d'occupants démesuré par rapport à la taille du logement.
ega-sm-vid-ktr-hdu/mat/jco
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