Présidentielle : ce qu'il faut retenir de la journée de dimanche
Un nouveau candidat dans la course à gauche, des appels au rassemblement de la droite et du centre et une fin de non-recevoir de Bruno Retailleau et Gabriel Attal... Voilà ce qu'il faut retenir de la journée de campagne présidentielle dimanche :
. Roussel est candidat
"Un choix largement réfléchi" pour porter "un projet de rupture": le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, a officialisé dimanche soir sa candidature à la présidentielle au JT de 20H00 de TF1.
Après un vote favorable des adhérents du parti (72,06%), le maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) retente l'aventure malgré son faible score de 2022, scrutin lors duquel il avait recueilli 2,28% des voix.
Cette candidature, sans suspense, risque de froisser un certain nombre d'élus de son parti et de La France insoumise, qui l'accuse d'avoir empêché Jean-Luc Mélenchon d'accéder au second tour en 2022.
Dans un sondage Ipsos/BVA pour le Parisien samedi, il obtient entre 2,5% et 3,5% des intentions de vote au premier tour.
Sur la ligne de départ à gauche, outre le leader Insoumis, il rejoint la patronne des Ecologistes Marine Tondelier et les candidats de la primaire du pôle socialiste et démocratique, comme Raphaël Glucksmann, Olivier Faure ou la revenante Ségolène Royal, qui a annoncé avoir réuni les parrainages nécessaires au sein du PS pour se présenter à cette compétition.
. Bregeon veut accélérer le rapprochement
Soutien officiel de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a fait part de son impatience à voir les candidats de la droite et du centre se réunir autour du patron d'Horizons.
"On ne peut pas se permettre d'attendre trop longtemps", il faut se rassembler "le plus tôt possible", a exhorté la ministre, appelant au ralliement de Gabriel Attal (Renaissance) et Bruno Retailleau (LR) derrière le maire du Havre pour éviter un second tour LFI/RN.
"J'aimerais que, très rapidement, on ait un candidat unique", a-t-elle insisté dans l'émission Le Grand Jury RTL/Ouest-France/Public Sénat/M6.
Edouard Philippe est à ce stade le mieux placé du socle commun pour accéder au second tour: il est crédité de 14,5% d'intentions de vote contre 7,5% à M. Attal et 6% à M. Retailleau dans le sondage Ipsos/BVA, dans une configuration où tous les trois seraient sur la ligne de départ. Marine Le Pen est loin devant (34%).
. Retailleau et Attal jusqu'à la "victoire"
Malgré les sondages, Bruno Retailleau et Gabriel Attal n'en démordent pas, ils ne veulent pas entendre parler d'un retrait.
"J'irai jusqu'à la victoire. Et je pense vraiment que cette victoire, elle est à portée de main", a lancé le président des Républicains sur BFMTV.
Multipliant les attaques contre le Rassemblement national, "parti girouette" taxé "d'amateurisme", le sénateur de Vendée a appelé les électeurs du RN à le soutenir, se plaçant comme le "candidat de la radicalité sérieuse".
Invité sur la même chaîne, Gabriel Attal a lui martelé que "les sondages à huit mois d'une élection ne disent rien de l'élection". "Je suis candidat (...) car je considère que personne d'autre ne porte le projet que je porte" et "je vais continuer à me battre pour ça jusqu'à la victoire", a-t-il assuré.
. Bayrou veut élargir
Le patron du MoDem et ex-Premier ministre François Bayrou, lui, ne paraît pas très emballé par le trio Philippe, Attal, Retailleau. Sur Europe 1 et CNews, il propose un "tour préliminaire" élargi, allant "de tous ceux qui refusent l'alliance" avec Jean-Luc Mélenchon "à tous ceux qui refusent l'alliance" avec Marine Le Pen.
"Il faut organiser une compétition loyale entre tous ceux qui partagent l'impératif d'écarter les extrêmes", une confrontation sur "deux mois" et après, "on vote".
Quid des participants à cette compétition ? Ils pourraient aller de Bernard Cazeneuve à David Lisnard, a listé M. Bayrou, citant aussi Elisabeth Borne, Bruno Le Maire, Thierry Breton, Jean-Louis Borloo. Mais pas Sarah Knafo (Reconquête).
Quant à Raphaël Glucksmann, candidat à la primaire du pôle socialiste, il "aurait pu en être s'il n'avait pas fait le choix d'aller avec le PS", selon François Bayrou.
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