Musk vs Ryanair, quand deux maîtres du buzz s'affrontent en plein ciel
(Zonebourse.com) - Quand deux spécialistes de la communication "trash" se rentrent dedans, attention aux étincelles ! Ces derniers jours, l'affrontement, à grand coup de tweets interposés, entre Elon Musk -qu'on ne présente plus- et Michael O'Leary, le fantasque directeur de Ryanair, a pris une ampleur inattendue.
Tout a commencé par le refus de Ryanair d'utiliser le réseau wifi de Starlink pour proposer Internet à bord de ses appareils. Une décision qu'Elon Musk a visiblement vécue comme un véritable affront. Le milliardaire a aussitôt saisi son clavier pour se lancer dans une violente diatribe contre le patron irlandais : "Michael O'Leary est un imbécile fini qui mérite d'être viré. Qu'on le mette à la retraite !"
Elon Musk est allé plus loin en lançant un sondage en ligne en demandant à ses abonnés s'il devait racheter Ryanair et placer à sa tête un nommé "Ryan"... La blague a visiblement trouvé son public : près de 950 000 internautes ont répondu au sondage, dont plus des trois quarts par l'affirmative...
Depuis, les "mèmes" ont fleuri sur la toile, mettant en scène des "Ryan" postulant au poste, comme le comédien Ryan Long en tenue de pilote, tandis que les marchés de prédiction estiment les chances réelles de rachat à seulement 9-12%.
La réponse de Ryanair n'a pas tardé : piqué au vif, Michael O'Leary a convoqué une conférence de presse ce mercredi à Dublin dans le but de répondre à la "Twitshit" d'Elon Musk.
"Musk s'y connaît encore moins en règles de propriété de compagnies aériennes qu'en aérodynamique aéronautique", a martelé Michael O'Leary.
La question d'un éventuel rachat de Ryanair a toutefois été sérieusement étudiée par les analystes. Chez AlphaValue, Yi Zhong, en charge du dossier, rappelle que cette opération a toutefois peu de chances de se concrétiser.
"En tant que première compagnie aérienne à très bas prix d'Europe, le modèle économique de Ryanair repose sur une maîtrise rigoureuse des coûts. Or, l'ajout de Starlink augmenterait les dépenses annuelles par appareil, ce qui irait à l'encontre de sa stratégie axée sur la réduction des coûts", souligne-t-elle.
L'analyste ajoute que, conformément à la réglementation aérienne de l'UE, Ryanair, compagnie aérienne basée dans l'UE, doit détenir plus de 50% de son capital auprès de ressortissants de l'UE ou de l'EEE pour conserver ses droits d'exploitation dans l'espace aérien européen.
Par conséquent, l'acquisition potentielle par Elon Musk, citoyen américain (également sud-africain et canadien), est juridiquement impossible ; toute participation majoritaire supérieure à 50% entraînerait la suspension immédiate de la licence d'exploitation européenne de Ryanair.
Toujours avide de publicité à bas coût, Ryanair a profité de cette affaire en lançant sa campagne "Great Idiots", transformant une fois de plus une querelle de relations publiques en une opportunité de marketing viral.
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source : AOF
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