Les places européennes dans l'expectative de l'emploi américain
(Zonebourse.com) - Prenant le contrepied de Wall Street la veille, les Bourses européennes s'inscrivent globalement stables en milieu de séance, les investisseurs préférant jouer la prudence à l'approche de la parution d'un rapport majeur sur l'emploi américain, à deux semaines de la prochaine réunion du FOMC.
En toute fin de matinée, l'Euro Stoxx 50 cède un peu moins de 0,1%, tout comme le CAC 40 à Paris (qui gravite autour des 8 280 points) et le FTSE à Londres, tandis que le DAX grappille 0,1% à Francfort et que l'IBEX cède 0,3% à Madrid.
"Le S&P 500 a progressé de plus de 1%, à 7 747,71, marquant sa 2e session consécutive de gains et réduisant l'écart avec son record de clôture de 7 798,99 à environ 0,7%", rappelle pourtant Linh Tran, analyste marchés chez XS.com, qui met en avant le rôle de la détente des rendements obligataires.
Celle-ci souligne en effet que le rendement à 10 ans a reculé à environ 4,76% après que Christopher Waller, membre de la Fed, a déclaré qu'il pourrait soutenir le maintien des taux d'intérêt si les données reçues confirmaient que les pressions inflationnistes s'atténuaient.
"La probabilité d'une hausse des taux de la FED en septembre a ensuite diminué, aidant les actions technologiques et de croissance à se redresser et repoussant le S&P 500 vers son record historique", explique l'analyste de marchés.
Les regards braqués vers l'emploi américain cet après-midi
C'est dans ce contexte que les regards se braqueront, en début d'après-midi, sur le rapport sur l'emploi américain pour le mois d'août. D'après le consensus, les économistes prévoient en moyenne 55 000 créations de postes et une stabilité du taux de chômage à 4,1%.
"En amont de la publication du rapport sur l'emploi d'août, les indicateurs publiés montrent que le marché du travail américain n'est toujours pas sorti de l'équilibre "low firing, low hiring"", souligne Bastien Drut, responsable Stratégie & Analyse sur le marché du travail US.
"En particulier, la dynamique semble rester très faible pour le secteur privé hors santé", précise-t-il, rappelant ainsi que le rapport ADP publié mercredi a fait état de 38 000 créations d'emplois dans le secteur privé en août, soit le chiffre le plus faible depuis janvier.
Des créations d'emplois plus faibles que prévu cet après-midi pourraient toutefois être bien accueillies, dans la mesure où elles pourraient inciter la Réserve fédérale à se focaliser davantage sur le marché du travail que sur la maîtrise de l'inflation, et donc à ne pas remonter trop rapidement ses taux directeurs.
Les commandes industrielles allemandes bondissent en juillet
En attendant, de ce côté-ci de l'Atlantique, on notera qu'après une hausse de 3,7% en juin, les commandes à l'industrie en Allemagne ont progressé de 2,5% en juillet par rapport au mois précédent, dépassant ainsi largement un consensus qui n'était que de 0,3%.
"C'est une bonne nouvelle à première vue, mais hors grosses commandes, elles ont chuté de 1,4%, ce qui signifie que la tendance sous-jacente continue de végéter", tempère Commerzbank, qui n'attend donc qu'un redressement modéré de l'économie allemande.
Autre donnée de la matinée, le volume du commerce de détail a diminué de 0,6% dans la zone euro et de 0,4% dans l'UE en juillet, par rapport au mois précédent, après des augmentations séquentielles de 0,2% en juin, à la fois dans la zone euro et dans l'UE.
Des valeurs en mouvement en Europe
A Paris, Vivendi lâche 4,3% et essuie ainsi l'une des plus fortes baisses de l'indice SBF 120, le groupe de communication ayant publié des résultats semestriels marqués par un recul du chiffre d'affaires et du bénéfice net sur un an, avec notamment des performances décevantes de Gameloft.
A l'inverse, GTT bondit de 3,7% et signe l'une des meilleures performances de l'indice, propulsé par un relèvement de recommandation chez Berenberg, de "conserver" à "achat", la banque allemande voyant encore du potentiel de hausse malgré la forte performance boursière du titre depuis le début de l'année.
A Francfort, Volkswagen ( 5,7%) se distingue en tête du DAX, le conseil de surveillance du constructeur automobile ayant validé à l'unanimité un vaste plan de redressement, avec 50 000 suppressions de postes et une gamme réduite.
Atoss Software gagne 1,7%, dans le sillage de propos favorables de Deutsche Bank, qui reste à "achat" sur le titre de l'éditeur allemand de logiciels, affichant notamment sa confiance concernant le passage de relais à la tête du groupe, prévu en fin d'année.
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source : AOF
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