Taux : 10 ans US et Bund aux antipodes, soudaine embellie au Japon (post-krach)
(Zonebourse.com) - L'agenda "macro" était particulièrement léger ce mercredi , ce qui a fait de l'intervention de Trump comme "invité d'honneur" le -très gros- plat de résistance de ce mercredi.
Plusieurs sujets géopolitiques ont été abordés -et c'est ce qui focalisait l'attention d'une majorité d'auditeurs- mais il aussi été questionné sur la dette américaine et Donald a répondu que l'économie se portait mieux que jamais, que son pays avait le leadership économique et technologique planétaire et que cette place de N°1 résultait de la capacité des USA à investir... mais également de son autosuffisance énergétique (les US exportent plus de GNL que jamais) qui va être renforcée par le prise de contrôle de la production vénézuélienne.
En ce qui concerne le Groenland, Trump se dit fermement déterminé à faire un "deal" avec le Danemark (accusé d'ingratitude envers les Etats-Unis) : "Aucun pays à part les Etats-Unis n'est en mesure de défendre la sécurité du Groenland", a souligné le locataire de la Maison Blanche, estimant plus généralement que l'Europe n'allait pas dans la bonne direction.
"Vous pouvez dire oui et on appréciera, ou vous pouvez dire non, et on s'en souviendra", a insisté Trump.
En ce qui concerne l'Ukraine, Trump a critiqué la haine viscérale affichée par Volodymyr Zelensky envers Vladimir Poutine -jusqu'à postuler l'impossibilité de négocier- ce qui empêche toute résolution du conflit et "de mettre fin à ce bain de sang".
Le Président ukrainien avait annoncé qu'il ne se rendrait pas à Davos, alors que Donald a affirmé qu'il devait le rencontrer en marge du Forum cet après-midi même.
Coté chiffres, les promesses de ventes de logements aux Etats-Unis ont diminué de 9,3% en décembre 2025 par rapport au mois précédent, et de 3% en comparaison annuelle, selon le rapport mensuel de la National Association of Realtors (NAR).
Si Wall Street et les T-Bonds US réagissent à peine à la prestation de Donald Trump et aux stats de la NAR, l'indice des valeurs domestiques, le Russell-2000, avec 1,5% de gain est en train de battre un nouveau record absolu : la suspension des accords commerciaux avec les US par l'Europe semble provoquer un arbitrage en faveur des entreprises dont le business est "local" au détriment des grandes multinationales.
Sur le front obligataire, le "10 ans" US se détend de 2Pts vers 4,275%, le "30 ans" de 2,1Pts vers 4,90%, le "2 ans" reste stable à 3,5960%.
En Europe, nos bons du Trésor effectuent la trajectoire inverse des taux longs US avec 2Pts sur le Bund vers 2,881%, nos OAT prennent seulement 0,7Pt à 3,536%, les BTP italiens rajoutent 1,8Pt à 3,483%.
Du coup, le "spread" OAT/Bund se contracte encore, à 65,5Pts, et retrouve ses niveaux moyens de la décennie précédant la dissolution du Parlement en mai 2024.
Les "Gilts" britanniques se situent à mi chemin entre Bunds et T-Bonds avec -1Pt à 4,500%.
Enfin, le krach obligataire japonais de lundi et mardi connait une accalmie avec une détente de 8Pts sur le "10 ans" vers 2,2950%, après avoir culminé à 2,376% à l'ouverture.
La détente est plus nette encore sur le "20 ans" avec -24,8Pts à 3,24% (contre 3,487% et 3,158% vendredi), le "30 ans" efface 18Pts vers 3,73%... mais la hausse avait atteint 31Pts la veille et 43Pts en séance (3,488% vendredi dernier).
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source : AOF
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