Des marchés prudents mais bien orientés
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,36% à 8 398,78 points dans un volume faible de 3.085 MD€.
La Bourse de Paris a terminé en baisse, au lendemain d’un nouveau sommet historique. La séance, rythmée par une avalanche de publications annuelles, a été dominée par les replis marqués de Renault et d’Airbus, tandis que le secteur du luxe évoluait également dans le rouge. Certaines valeurs ont toutefois tiré leur épingle du jeu, à l’image d’Orange (+7,46% à 18,14), qui s’est hissé en tête de l’indice après avoir dépassé les attentes en 2025, porté par la dynamique de ses activités en Afrique et au Moyen-Orient. L’opérateur a en outre dévoilé des objectifs jugés solides pour 2026 et présenté son nouveau plan stratégique « Trust the Future » à l’horizon 2028. À l’inverse, Airbus (-6,75% à 187,10) a fermé la marche après avoir abaissé ses ambitions de production, notamment pour l’A320, en raison de tensions d’approvisionnement chez Pratt & Whitney. Le groupe table sur 870 livraisons en 2026, contre 880 anticipées par le consensus. En toile de fond, la publication des minutes de la Fed a également pesé, la banque centrale américaine ne semblant pas pressée de reprendre l’assouplissement monétaire, certains responsables n’excluant même pas un relèvement des taux face à une inflation persistante.
Sur le future Février :
Les résistances sont : 8 311 voire 8 338 puis 8 399,5 et 8 470
Les supports sont : 8 274,5 puis 8 247 voire 8 216 et 8 182 puis 8 116 voire 8 045,5 et 8 014,5 puis 7 963 voire 7 904.
En intraday, le biais est baissier sous de 8 404 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h) conserve un biais haussier de fond à la veille de l’échéance mensuelle, après la confirmation du franchissement des 8 311 points lors de trois clôtures consécutives. Un regain d’achats, soutenu par de nouveaux catalyseurs, sera toutefois nécessaire pour viser les seuils supérieurs. Les prochaines résistances se situent à 8 338,5 puis 8 399,5 points, avant les sommets historiques du 12 février 2026 à 8 454,5 points, des niveaux à préserver en clôture. À plus long terme, la borne haute du canal ascendant, vers 8 600 points, demeure un objectif théorique tant que la dynamique reste intacte.
A l’inverse, l’indice devra impérativement défendre la zone des 8 247 points, ancienne résistance devenue support majeur. En l’absence de relais haussiers ou en cas de nouvelles défavorables, un retour dans l’ex-range 8 030 / 8 162 points resterait plausible, traduisant un affaiblissement du momentum acheteur au profit des vendeurs. Dans ce cas, un pullback vers la base du canal ascendant, autour de 8 014,5 points, ne serait pas exclu. Tant que ce seuil tient en clôture, la structure haussière de moyen terme resterait préservée. En revanche, une rupture nette fragiliserait le scénario technique et pourrait ouvrir la voie à une consolidation plus marquée, avec des objectifs vers 7 731 puis 7 603 points, correspondant à d’anciennes zones de polarité et de congestion.
Du coté des indicateurs, l’indice évolue au-dessus de sa moyenne mobile 20, 50 et 200, les histogrammes du MACD oscillent à la hausse désormais au-dessus de sa ligne de signal, le RSI est « neutre » tandis que les volumes sont en hausses par rapport à la séance de la veille.
Pour conclure, une attention accrue restera de mise sur ces niveaux afin d’identifier d’éventuelles opportunités de réengagement, dès l’apparition de signaux de retournement suffisamment probants. Dans un environnement où les configurations haussières se font plus rares, nous privilégions un renforcement ciblé des portefeuilles Dynamique et Investisseur, reposant sur un stock-picking rigoureux, soutenu par des indicateurs techniques fiables et une sélection exigeante des valeurs.
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