Dynamique haussière remise en cause
La Bourse de Paris a clôturé en repli, pénalisée par les nouvelles tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les négociations entre les États-Unis et l'Iran se sont en effet enlisées, Téhéran ayant annoncé mardi qu'il ne rencontrerait pas les hauts responsables américains présents dans la région. Les deux pays demeurent par ailleurs très éloignés d'un accord-cadre susceptible de favoriser une réouverture complète du détroit d'Ormuz. Dans le reste de l'actualité, les investisseurs restent dans l'attente de la prise de parole de Kevin Warsh, président de la Fed, dans le cadre du symposium de Sintra, au Portugal. Sur le plan macroéconomique, l'inflation a ralenti plus fortement qu'attendu en zone euro. Selon l'estimation préliminaire publiée par Eurostat, elle est ressortie à 2,8 % en juin, contre 3,2 % en mai, soit un niveau inférieur aux attentes du consensus, qui tablait sur 3,0 %. Du côté des valeurs, Air Liquide (+1,74% à 176,30) figure parmi les principales progressions de l'indice. Le groupe a annoncé un investissement de 170 millions de dollars aux États-Unis afin de construire deux unités de production destinées à approvisionner la future usine de semi-conducteurs du sud-coréen SK Hynix. Les valeurs de l'aéronautique et de la défense ont également évolué en territoire positif, soutenues par le contexte géopolitique. Airbus (+1,89% à 198,22), Thales (+2,05% à 229,40) et Safran (+1,42% à 349,90) figurent ainsi parmi les meilleures performances de la séance. À l'inverse, Schneider Electric (-3,07% à 276,65) a occupé la dernière place du CAC 40, les investisseurs accueillants fraîchement l'annonce du rachat de Cognite, éditeur de logiciels industriels spécialisés dans la gestion des données et l'intelligence artificielle, pour un montant de 3,1 milliards de dollars. Une opération jugée coûteuse au regard des 164 millions de dollars de chiffre d'affaires générés par la société en 2025.
Sur le future Juillet :
Les résistances sont : 8 473,5 puis 8 55,5, 8 618,5 voire 8 663
Les supports sont : 8 422,5 8 331,5 puis 8 247 voire 8 167,5 et 8 076,5, 8 042,5 puis 8 006 voire 7 874, 7 834,5, 7 779 points
En intraday, le biais est haussier au-dessus de 8 363 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h), prolonge la phase de consolidation amorcée en début de semaine et revient au contact de la borne basse de son canal haussier de court terme. Ce mouvement intervient après deux échecs successifs sous la résistance intermédiaire des 8 473,5 points, niveau qui a favorisé le retour des vendeurs et ravivé les prises de bénéfices. À ce stade, l'indice parisien parvient encore à préserver le support des 8 331 points. En revanche, la sortie par le bas du canal haussier au sein duquel il évoluait depuis le début du mois de mai constitue désormais un signal technique négatif. Cette cassure traduit un essoufflement de la dynamique acheteuse et marque une première dégradation de la configuration graphique. Si cette rupture venait à être confirmée par une augmentation des volumes d'échanges ainsi que par l'enfoncement des supports majeurs situés à 8 247 puis 8 167 points, le scénario d'une correction plus profonde gagnerait en crédibilité. Dans cette configuration, l'objectif théorique issu de la rupture du canal ressort à 8 018 points. Au-delà, le CAC 40 pourrait revenir tester son ancienne zone d'accumulation comprise entre 7 850 et 7 900 points. Une rupture de cette zone de soutien renforcerait sensiblement la pression vendeuse et ouvrirait la voie à une extension du mouvement baissier en direction des 7 770 points, correspondant au prochain objectif graphique.
A l’inverse, une réintégration rapide du canal haussier invaliderait le signal de rupture observé ces dernières séances. Le franchissement de l'ancienne borne basse, désormais redevenue un support, confirmerait le retour des acheteurs et redonnerait de la crédibilité au scénario haussier. Les investisseurs reporteraient alors leur attention sur la résistance majeure des 8 473,5 points, un seuil que le CAC 40 n'est plus parvenu à franchir depuis le 11 juin. Son dépassement, confirmé par plusieurs clôtures consécutives au-dessus de ce niveau, validerait la sortie par le haut de la phase de consolidation actuelle et marquerait une reprise de la dynamique haussière de court terme. L'indice disposerait alors d'un potentiel d'appréciation supplémentaire en direction de la borne supérieure de son canal haussier, avec des objectifs intermédiaires situés à 8 555,5 puis 8 618,5 points, avant un retour envisageable sur ses plus hauts annuels. À plus long terme, dans un environnement marqué par un apaisement progressif des tensions géopolitiques et une amélioration graduelle des fondamentaux macroéconomiques, le scénario de fond demeure inchangé. L'objectif théorique issu de la figure de triangle ascendant reste ainsi fixé à 8 755 points.
Du coté des indicateurs, l’indice évolue au-dessus de sa moyenne mobile 50 et 200, les histogrammes du MACD oscillent à la baisse en dessous de sa ligne de signal, le RSI est « neutre » tandis que les volumes sont en hausses par rapport à la séance de la veille.
En conclusion, malgré la cassure du canal haussier de court terme, nous conservons une approche mesurée. Nos deux portefeuilles avaient été renforcés en produits de Bourse haussiers (certificats et ETF) lorsque le CAC 40 était venu tester la borne basse de son canal, ce niveau nous paraissant alors constituer un support technique susceptible de favoriser un rebond. La rupture ultérieure de ce seuil nous conduit désormais à faire preuve d'une vigilance accrue dans la gestion de nos expositions.
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