À Marseille, Mélenchon se pose en barrage contre "la vague brune"
"Marseille ne sera pas emportée par la vague brune" et "ce sera grâce à nous", a assuré samedi Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting en soutien au candidat LFI, Sébastien Delogu, que le maire sortant Benoît Payan accuse de diviser la gauche au profit du RN.
"Si Marseille venait à tomber, ce serait un triomphe" pour le Rassemblement national, a prévenu le leader des Insoumis dans une salle comble et survoltée de la Friche Belle de mai, dans un quartier populaire de Marseille. "Notre tâche ici à Marseille est d'empêcher ce désastre, et nous allons le faire".
Face à la montée du RN dans la deuxième ville de France, où le candidat d'extrême droite Franck Allisio est au coude-à-coude avec le Printemps marseillais dans les sondages, Benoît Payan (gauche) a tancé le leader insoumis dans Libération vendredi, assurant que la ville est "trop fragile pour qu'un néofasciste la gouverne à cause des ambitions de Jean-Luc Mélenchon".
Sur scène à Marseille, au terme de semaines marquées par les polémiques et attaques avec le PS, et notamment des accusations d'antisémitisme à son égard, Jean-Luc Mélenchon en a remis une couche: "Nous vous crions alerte, alerte! La ligne du Parti socialiste met tout le monde en grand danger. La gauche, mais la France d'abord", qu'elle "livrerait pour finir à l'extrême droite".
Jean-Luc Mélenchon a longuement fustigé l'extrême-droite, en particulier Jordan Bardella, venu vendredi à Marseille, sur ses positions vis-à-vis de Donald Trump.
"Tel était Pétain, tel est Bardella quand il dit +l'intérêt commercial et stratégique s'impose pour les États-Unis d'Amérique+, et il ajoute, +nous devons en prendre acte+. Non, monsieur, nous n'en prenons pas acte".
M. Mélenchon a appelé M. Payan, si M. Delogu arrivait devant lui au premier tour, à ne pas se désister comme il l'a promis, lui demandant plutôt "une fusion technique avec nous".
Interrogé par la presse après le meeting, le député marseillais LFI Manuel Bompard a précisé que si Sébastien Delogu arrive derrière Benoît Payan, "c'est la même chose: il faut rassembler les listes au second tour, pas demander à l'une ou à l'autre de se retirer, parce qu'alors il y aura des déperditions de voix, et ces voix elles peuvent manquer pour battre la droite et l'extrême droite".
Le directeur de campagne de Benoit Payan a réagi auprès de l'AFP, estimant "dommage" que les "deux-trois minutes où M. Mélenchon a parlé de Marseille, il a préféré taper sur la gauche que sur la droite et l'extrême-droite".
Avant l'arrivée sur scène de Jean-Luc Mélenchon, Sébastien Delogu, visiblement ému, a assuré sa volonté de "faire changer les choses", assurant par exemple qu'il ferait construire 30.000 logements, s'attaquerait de front à la saleté, ou encore qu'il créerait un "observatoire municipal des discriminations".
Brandissant un drapeau palestinien à l'Assemblée. Il doit être jugé en juin pour diffusion de documents privés, volés - en marge d'un conflit social - à un entrepreneur, vraisemblablement par des salariés et a été condamné en 2025 pour "violences aggravées" à l'encontre de deux cadres de l'Éducation nationale en marge d'un blocus lycéen en 2023 à Marseille.
■
Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote