François Ruffin demande la démission d'Emmanuel Macron

Le député François Ruffin (ex-LFI) a réclamé samedi la démission d'Emmanuel Macron, "dernier verrou" à "un changement d'orientation de politique dans le pays", à l'issue d'un meeting commun avec les Unitaires organisé à Châteaudun (Eure-et-Loir).
"Avant même de parler de coalition", la "grande question c'est: qui doit payer? pour ce chaos budgétaire et politique", a lancé François Ruffin. "Les retraités, les salariés, les malades de longue durée ou les grands PDG et les rentiers ?".
Face à "l'impasse budgétaire", M. Macron "a perdu toute légitimité et le premier à devoir remettre son mandat en jeu, c'est lui". Il est le "dernier verrou", a-t-il indiqué.
"J'appuierai toute personne qui épousera cette autre direction: demander de faire les efforts à ceux qui ont les poches pleines" et trouver "une autre direction".
"Notre grande affaire, c'est d'ouvrir un horizon, une espérance pour la France", a martelé M. Ruffin. "Notre grande affaire, ce n'est pas de faire détester tel ministre, ce n'est pas de faire détester la police, ce n'est pas de faire détester le Parti socialiste", mais "de nous faire aimer".
Face au "spectre d'une dissolution" après l'annonce du Premier ministre François Bayrou de se soumettre à un vote de confiance le 8 septembre, François Ruffin, député de la Somme, a assuré être "prêt", "motivé" et avoir un "plan" en cas de dissolution.
M. Bayrou "met sa tête sur le billot et en même temps nous demande de la pitié", a fustigé celui qui avec son nouveau mouvement Debout!, déclinaison nationale de son micro-parti Picardie Debout, ne cache pas son envie de se présenter à la présidentielle.
"Il y a une tension qui est naissante, possible, entre l'orientation du Rassemblement national et les intérêts de son électorat populaire", a-t-il en outre ajouté à la tribune, ajoutant avoir "des arguments qu'on peut tenir qui sont très concrets".
Samedi, François Ruffin était accompagné lors de cette rentrée politique commune de L'Après (le parti des ex-Insoumis) et de Générations, fondé par Benoît Hamon. Clémentine Autain, Lucie Castets ou l'ancien ministre de l'Education nationale Benoît Hamon étaient notamment présents, avec l'unité comme volonté commune, soutenue par 2.500 militants présents.
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