Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      

Procès libyen en appel: tout en retenue, Sarkozy redit n'avoir commis aucun délit

| AFP | 116 | 4 par 1 internautes
L'ancien président Nicolas Sarkozy (c) quitte le palais de justice de Paris pendant une pause dans le cadre de son procès en appel sur le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, le 16 mars 2026
L'ancien président Nicolas Sarkozy (c) quitte le palais de justice de Paris pendant une pause dans le cadre de son procès en appel sur le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, le 16 mars 2026 ( JULIEN DE ROSA / AFP )

Un Nicolas Sarkozy particulièrement sobre et laconique a redit mercredi, à son procès en appel sur les accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, n'avoir "commis aucun des faits" qui lui ont valu sa condamnation historique de première instance.

Pour cette troisième journée, la cour d'appel de Paris, qui juge ce dossier tentaculaire jusqu'à début juin, a offert à l'ex-chef de l'Etat et à ses six coprévenus présents aux débats l'opportunité de faire une déclaration liminaire.

"J'ai fait appel parce que je n'ai commis aucun des faits pour lesquels j'ai été condamné. Je mobiliserai toutes les forces dont je suis capable pour défendre cette vérité profondément ancrée en moi", a déclaré tout en retenue à la barre Nicolas Sarkozy, qui fut à l'automne dernier le premier président incarcéré dans l'histoire de la République.

Cette retenue contraste avec son long, incisif, et parfois théâtral propos liminaire de première instance comme avec sa virulence après sa condamnation en septembre pour laquelle il a été accusé de mettre en cause les magistrats et de porter atteinte à la justice, pilier d'un Etat de droit dont il fut un garant comme président (2007-2012).

Appelé à revenir à la barre, Nicolas Sarkozy n'a pas souhaité développer son propos: "Ce que je vous ai dit, M. le président, c'est ce que je ressens au plus profond de moi-même."

Dans ce feuilleton politico-financier déclenché en 2011, l'ancien champion de la droite est accusé d'avoir voulu faire financer sa campagne victorieuse de 2007 par des fonds occultes de la Libye du dictateur Mouammar Khadafi en échange de contreparties commerciales, diplomatiques et judiciaires, ce qu'il a toujours nié.

En septembre, le tribunal correctionnel de Paris l'avait toutefois déclaré coupable d'association de malfaiteurs pour avoir laissé ses proches, Claude Guéant et Brice Hortefeux, négocier un "pacte corruptif" avec les autorités libyennes. Entré le 21 octobre à la prison de la Santé sous les caméras du monde entier, Nicolas Sarkozy avait obtenu sa mise en liberté sous contrôle judiciaire trois semaines plus tard.

- Appel à la sérénité -

La sobriété de Nicolas Sarkozy a devancé l'appel à la sérénité du président de la cour, Olivier Géron, qui a cité l'historien et homme d'Etat de la Monarchie de Juillet François Guizot: Si "dans l'arène des chambres se produit la société toute entière, avec tous ses intérêts, toutes ses idées, toutes ses passions", "dans l'enceinte des tribunaux, au contraire, rien ne doit entrer que la loi et des faits prévus par la loi". "C'est le lieu de l'impassibilité et de la règle", dont la porte "est interdite à toutes ces passions".

A l'image de Nicolas Sarkozy, les prévenus qui ont pris la parole se sont dit étrangers aux faits qui leur sont reprochés. Trois n'assistent pas aux débats, dont Claude Guéant pour raisons de santé.

L'homme d'affaires franco-algérien Alexandre Djouhri, accusé d'avoir sollicité des financements libyens pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, quitte le palais de justice pendant une pause, le 16 mars 2026
L'homme d'affaires franco-algérien Alexandre Djouhri, accusé d'avoir sollicité des financements libyens pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, quitte le palais de justice pendant une pause, le 16 mars 2026 ( JULIEN DE ROSA / AFP )

Virulent, l'intermédiaire Alexandre Djouhri a demandé à la cour "d'être objectif, et pas à sens unique" en estimant qu'on l'avait "mis en état de mort civile" malgré une enquête "sans le moindre élément".

"Ils m'ont incarcéré pour de faux motifs, mais ça va je suis debout. Si ça arrivait à une autre personne que moi, il serait en train de parler aux oiseaux", a lancé celui qui a été condamné à six ans de prison ferme en première instance.

L'ex-ministre Brice Hortefeux, ami de longue date de Nicolas Sarkozy, a affirmé qu'il "prouverait" que tout ce qui lui était reproché était "rigoureusement faux". "Il n'y a pas un matin où je ne m'éveille sans m'interroger sur les motivations de ce jugement que j'estime aussi injuste qu'infondé", a dit l'ancien ministre, qui avait été condamné à deux ans de prison ferme aménageables.

La défense de Nicolas Sarkozy a déclaré vouloir porter plainte pour subornation de témoin suite au refus d'un historien de la vie politique française de venir témoigner à l'audience. Dans un message à un avocat de M. Sarkozy lu à l'audience, Jean Garrigues a évoqué des "pressions indirectes" de "plusieurs journalistes". La cour a décidé de se passer de son témoignage.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 4
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 17/03/2026

La prison de Rosersberg, au nord de Stockholm, le 4 mars 2026 en Suède ( Jonathan NACKSTRAND / AFP )Ce sera "peut-être la première fois qu'ils dorment loin de chez eux": la prison de…

Publié le 16/03/2026

Nicolas Sarkozy arrive au palais de justice de Paris pour son procès en appel dans l'affaire du financement libyen, le 16 mars 2026 à Paris ( Alain JOCARD / AFP )La liberté, ou la prison et le…

Publié le 12/03/2026

Le Premier ministre tchèque Andrej Babis à Berlin (Allemagne) le 10 mars 2026 ( Tobias SCHWARZ / AFP/Archives )Entre magnat de l'agroalimentaire et chef de gouvernement, le Premier ministre…

Publié le 11/03/2026

Claude Guéant, ex-secrétaire général de l'Elysée, arrive au tribunal de Paris, le 25 septembre 2025, pour le verdict du procès de l'ancien président Nicolas Sarkozy, dans l'affaire du…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/03/2026

La Bourse de Paris est repassée au-dessus du seuil symbolique des 8.000 points, tout ‌en restant attentive à la situation au Moyen-Orient et aux cours élevés du pétrole, ainsi qu'aux réunions…

Publié le 18/03/2026

Votre rendez-vous quotidien avec les petites et moyennes capitalisations ! Chaque jour, retrouvez l’analyse d’Eric Lewin sur les valeurs Small & Mid Caps du moment qui font l’actualité.

Publié le 18/03/2026

(Zonebourse.com) - L'analyste confirme sa recommandation "neutre" sur l'exploitant du tunnel ferroviaire sous la Manche, assortie d'un objectif de cours inchangé de 17,5 euros.UBS s'appuie sur les…

Publié le 18/03/2026

(Zonebourse.com) - HelloFresh dégringole de plus de 13% à la Bourse de Francfort, le titre du livreur de kits repas introduit en Bourse en 2017 ayant averti qu'il anticipait une nouvelle…