La Bourse de Paris termine dans le rouge, secouée par la reprise des hostilités au Moyen-Orient
La Bourse de Paris a terminé dans le rouge mercredi, bousculée par la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, qui a entraîné une nette remontée des prix du pétrole et déclenché un retour de l'aversion pour le risque chez les investisseurs.
L'indice vedette de la place de Paris, le CAC 40, a clôturé en forte baisse de 2,18%, à 8.252,66 points. La veille, il avait fini en repli de 0,51%, à 8.436,24 points.
Les Bourses européennes ont chuté "après que le président Donald Trump a déclaré que l'accord initial visant à mettre fin à la guerre avec l'Iran était terminé, ravivant les craintes d'une nouvelle escalade au Moyen-Orient", a souligné Patrick Munnelly, analyste de Tickmill Group.
Le cessez-le-feu avec l'Iran est "terminé", a déclaré mercredi le président Trump.
La réaction des marchés pétroliers a été immédiate, les cours flambant de plus de 7% et faisant plonger dans le rouge les places européennes, très exposées aux prix de l'énergie.
"La réaction du marché montre à quel point le rebond observé après la trêve peut rapidement s'inverser lorsque les développements géopolitiques changent de direction", a noté M. Munnelly.
L'industrie, l'auto et la banque dans le rouge
En période de tensions géopolitiques, les investisseurs vendent généralement les actions des secteurs dits cycliques, donc particulièrement sensibles à la conjoncture économique, comme celles des banques, de l'industrie et de l'automobile.
Les valeurs bancaires ont ainsi terminé en nette baisse, soumises à une forte pression vendeuse car la remontée des prix du pétrole ravive les craintes inflationnistes. Les banques centrales seraient moins enclines à diminuer leurs taux, alors que des taux durablement élevés renchérissent le crédit immobilier.
Société Générale a lâché 5,79% à 71,30 euros, Crédit Agricole a perdu 2,27% à 17,20 euros et BNP Paribas 3,45% à 98,27 euros.
Les constructeurs et équipementiers automobiles ont aussi terminé en forte baisse: Stellantis -5,85% à 4,69 euros, Renault -4,14% à 25,24 euros et Valeo -5,54% à 12,18 euros.
Même constat pour les industriels, plombés par la flambée des prix du brut, l'énergie restant un important poste de dépenses pour le secteur. Saint-Gobain a reculé de 4,43% à 75 euros et ArcelorMittal de 4,49% à 53,60 euros.
Les pétrolières brillent
A l'inverse, TotalEnergies profite de l'envolée des prix du brut, terminant en hausse de 2,32% à 69,35 euros.
La société Maurel & Prom, spécialisée dans l'extraction de pétrole et de gaz naturel, a gagné 6,30% à 8,10 euros.
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