Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      

Carburants: pas de baisse "de sitôt" pour Leclerc, pas d'avancées à Bercy

| AFP | 250 | Aucun vote sur cette news
Le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, Michel-Edouard Leclerc,à Paris, le 27 janvier 2026
Le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, Michel-Edouard Leclerc,à Paris, le 27 janvier 2026 ( STEPHANE DE SAKUTIN / AFP/Archives )

Le prix des carburants ne "baissera pas de sitôt", a estimé lundi le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, juste avant une nouvelle convocation des distributeurs à Bercy, qui n'a pas débouché sur des annonces concrètes.

La figure des centres Leclerc, invité en début de matinée sur Europe 1, table sur "au moins six mois, peut-être jusqu'à l'hiver prochain, de crise énergétique devant nous".

Lors d'une réunion où le ministre de l'Economie, Roland Lescure, et le ministre des PME Serge Papin ont reçu les distributeurs, "l'État a demandé la loyauté des pratiques et de la transparence dans les prix à la pompe", a indiqué Bercy.

"Il y a eu un rappel du gouvernement demandant à tous les distributeurs de manière très ferme, de répercuter plus rapidement" à la pompe les baisses de cours, a indiqué l'Union française des industries pétrolières (Ufip), qui estime que "les distributeurs jouent le jeu".

Les derniers chiffres de la direction générale de l'Energie et du Climat (DGEC), en date de vendredi, font apparaître, sur la semaine passée, de timides baisses, de sept centimes sur le litre de gazole à 2,24 euros, et de 1,2 centime sur le litre de Super sans plomb 95 E10, à 1,98 euro, selon l'Ufip.

"Les ministres ont demandé aux distributeurs de carburants un compte-rendu précis et objectif de l'évolution et du calcul de leurs marges qui devra être présenté dans les prochains jours", a indiqué Bercy, qui ajoute que "des entretiens bilatéraux sont organisés entre l'État et chacun des distributeurs d'ici jeudi", date à laquelle une nouvelle réunion se tiendra.

"On peut penser qu'ils ont, enseigne par enseigne, des marges, (...) et peut-être qu'ils ont vu des réseaux qui ne jouent pas le jeu", a estimé un participant à la réunion, pour qui des entretiens bilatéraux peuvent permettre de "s'expliquer face à face avec chacun des acteurs".

Mais la volatilité des cours du pétrole complique les choses: "ça ne baissera pas de sitôt et si ça baisse, ce que je souhaite, c'est que ce soit du sérieux parce que pour le moment c'est du yoyo", a déclaré Michel-Edouard Leclerc, alors que les prix du pétrole se sont à nouveau envolés lundi après le regain de tensions entre Washington et Téhéran.

De ce fait, le décret de plafonnement des marges, que le gouvernement menace de mettre en oeuvre, si les distributeurs ne jouent pas le jeu, n'est pas adapté, pour Francis Pousse, président du syndicat professionnel Mobilians, qui représente 5.800 stations-service traditionnelles (hors grandes surfaces).

"Quelqu'un qui n'a pas été réapprovisionné" depuis la baisse des cours et a donc acheté cher sa matière première, "n'a pas les moyens" de répercuter la baisse à la pompe, a-t-il expliqué à l'AFP.

Si le décret devait sortir, il espère que la réunion de jeudi permettra de "trouver la meilleure solution pour que le prix de référence soit fidèle au marché".

"C'est impossible aujourd'hui même pour un opérationnel, pour un distributeur, pour un acheteur d'avoir un plan d'achat", a expliqué Michel-Edouard Leclerc, évoquant des "volatilités de 60 centimes quelquefois en une semaine sur un litre".

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 19/04/2026

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, à Paris le 15 avril 2026. ( Ludovic MARIN / AFP/Archives )Le gouvernement ne souhaite pas "rouvrir l'ensemble des négociations commerciales" entre…

Publié le 17/04/2026

La station-service TotalEnergies du Mont-Saint-Michel, sur l'A84 entre Caen et Rennes, fermée le 17 avril 2026 en raison d'une grève des salariés demandant une aide au paiement de leur…

Publié le 15/04/2026

Vue générale du Sénat français le 23 décembre 2025 ( STEPHANE DE SAKUTIN / AFP/Archives )Le Sénat a approuvé mercredi le principe d'une future programmation pluriannuelle des transports,…

Publié le 13/04/2026

Logo de Carrefour, Toulouse, le 31 mars 2026 ( Lionel BONAVENTURE / AFP/Archives )Carrefour veut basculer cette année 36 supermarchés et une quinzaine d'hypermarchés en location-gérance, dont…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/04/2026

La Bourse de Paris a terminé la semaine en nette hausse après que les investisseurs aient salué la décision de l'Iran d'ouvrir le détroit d'Ormuz à la suite d'un accord de…

Publié le 20/04/2026

Ce matin, Tokyo gagne 0,64%, Shanghai 0,63% et Hong Kong 0,76%

Publié le 20/04/2026

(Zonebourse.com) - Les revenus locatifs s'inscrivent à 9,3 ME au premier trimestre 2026, en hausse de 17,4% par rapport à la même période en 2025. Les revenus prennent en compte notamment les…

Publié le 20/04/2026

(Zonebourse.com) - Les marchés obligataires restent circonspects, beaucoup plus circonspects que Wall Street qui a enchaîné les records absolus les 15, 16 et 17 avril. Face aux 4/ 4,5% des…