Au contact d’un seuil clé
Le CAC40 cash a clôturé la séance en hausse de 0,92% à 8 485,64 points dans un volume de 5.216 MD€.
Malgré les tensions au Moyen-Orient, le marché parisien s’est ressaisi, porté par plusieurs publications majeures assorties de relèvements d’objectifs, notamment chez Société Générale, Schneider Electric, Sanofi et Veolia.
Aux États-Unis, Microsoft a rassuré sur la rentabilité de ses investissements dans l’intelligence artificielle, contrairement à Meta Platforms, pénalisé par l’accélération de ses dépenses et la forte baisse de son flux de trésorerie disponible.
Cette nervosité a également touché la Corée du Sud, où le Kospi a fortement fluctué au gré des valeurs de semi-conducteurs. Samsung Electronics a reculé malgré un bénéfice trimestriel multiplié par 250 dans les puces.
Sur le marché obligataire américain, le rendement à 30 ans a atteint son plus haut niveau depuis 2007 après la réunion de la Fed. Le statu quo monétaire et les déclarations peu précises de Kevin Warsh ont ravivé les doutes sur la détermination de la banque centrale à contenir l’inflation.
Trois membres du FOMC ont voté en faveur d’une hausse des taux de 25 points de base. JPMorgan anticipe désormais un resserrement en décembre, tandis que les marchés évaluent à 65 % la probabilité d’une hausse dès septembre.
Sur le future août :
Les résistances sont :
8 519 voire 8 553 et 8 618,5 puis 8 663 et 8740 voire 8904 points.
Les supports sont : 8490 puis 8442 et 8 361 voire 8 343 et 8 331 puis 8 306,5 et 8 266,5 puis 8 240 voire 8 206 et 8 1675, 8 076,5, 8 042,5 puis 8 006 points.
En intraday, le biais est haussier au-dessus de 8 402 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h), conserve un biais haussier à court terme. Après avoir fléchi le 29 juillet dans le sillage de la reprise des hostilités au Moyen-Orient, l’indice a pris appui sur un support intermédiaire situé à 8 413 points avant de reprendre sa marche en avant.
Pour renouer avec les sommets atteints au début du mois de juillet, il devra toutefois franchir avec force, et en clôture, la zone de résistance comprise entre le seuil majeur des 8 490 points et la médiane du trading range, située à 8 519,3 points.
Ce signal devra ensuite être confirmé par une installation au-dessus de la borne supérieure du gap baissier de rupture du 2 mars, à 8 553,94 points, toujours non refermé en clôture. Le dépassement de cette zone ouvrirait alors la voie vers le sommet historique du CAC 40 cash, établi à 8 642,23 points, puis vers la borne haute du trading range, située à 8 740 points.
Du côté des indicateurs techniques, les histogrammes du MACD ont retrouvé un peu de momentum et progressent davantage vers la partie supérieure de leur zone d’évolution. Parallèlement, le RSI se rapproche de la zone de surachat, tandis que les volumes d’échanges se redressent.
À l'inverse, un retour sous le support intermédiaire des 8 413 points, qui correspond également à la moyenne mobile à 50 périodes en données 14 heures, affaiblirait le momentum haussier. Ce signal serait d’autant plus préoccupant si l’indice venait ensuite à casser le support des 8 332 points, situé juste au-dessus de la borne basse du trading range, à 8 298,5 points.
Ce seuil d’alerte majeur, qui a jusqu’à présent résisté à plusieurs assauts des vendeurs, pourrait provoquer une accélération du mouvement baissier en cas de rupture franche et confirmée en clôture.
En conclusion, nous poursuivons le renforcement progressif du portefeuille Dynamique, actuellement exposé à 50 %, en profitant des nouveaux signaux techniques favorables. Le portefeuille Investisseur a, de son côté, fait l’objet de quelques allégements à l’approche du niveau clé sur lequel le CAC 40 bute depuis le début du mois de juillet. Nous avons ainsi pris nos bénéfices sur Kering et abandonné notre stratégie sur le titre Hermes, dont la publication a déçu les investisseurs. Nous restons toutefois vigilants sur les principaux seuils techniques et pourrions encore réduire notre exposition ou mettre en place des couvertures en cas d’invalidation. À ce stade, le scénario haussier demeure privilégié.
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