Le risque d’un mouvement plus profond n’est pas écarté
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,29% à 8 238,17 points dans un volume élevé de 4.471 MD€.
La Bourse de Paris a terminé en repli après que la BCE a maintenu, comme attendu, ses taux directeurs inchangés. Le taux de dépôt reste à 2,0 % et celui du refinancement à 2,15 %, alors que l’inflation en zone euro évolue autour de l’objectif de 2 % depuis plusieurs mois. La banque centrale souligne toutefois un environnement incertain, marqué par les tensions géopolitiques, les politiques commerciales et les fragilités de certaines économies. Elle confirme une approche pragmatique, avec des décisions prises réunion par réunion, sans trajectoire de taux prédéfinie. Les investisseurs sont donc focalisés sur les nouvelles publications de résultats, avec notamment BNP Paribas (+1,15% à 91,98), le groupe a publié des résultats légèrement supérieurs aux attentes pour son exercice 2025. ArcelorMittal (+3,09% à 49,01) est également porté par une solide publication ainsi que de perspectives positives pour 2026. À l'inverse, Stellantis (-5,69%) signe la moins bonne performance de l'indice parisien, pénalisé par des retards sur les modèles de Peugeot en raison de problèmes dans une usine de batteries.
Sur le future Février :
Les résistances sont : 8 311 voire 8 338 puis 8 399,5 et 8 470
Les supports sont : 8 274,5 puis 8 247 voire 8 216 et 8 182 puis 8 116 voire 8 045,5 et 8 014,5 puis 7 963 voire 7 904.
En intraday, le biais est haussier au-dessus de sous 8198 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h) dessine une bougie en forme de « marteau » au cours d’une séance une nouvelle fois volatile et soutenue en volume. Toutefois, ce signal gagnera en pertinence s’il s’accompagne d’une confirmation en clôture sur les prochaines bougies. Pour l’heure, la zone des 8 247,5 points semble travaillée à de multiples reprises et correspond à un niveau de réactivation haussière de long terme. Une stabilisation au-dessus de ce seuil renforcerait la structure de continuation haussière. Néanmoins, seul un franchissement confirmé de ce seuil technique idéalement validé par trois clôtures consécutives au-dessus permettrait d’envisager une extension vers les zones de résistance de 8 311 puis 8 338 points, correspondant à des niveaux de projection et de congestion antérieure.
A l’inverse, un manque de catalyseurs ou des publications décevantes pourraient amener l’indice à réintégrer son ancien range étroit compris entre 8 030 et 8 162 points, ce qui traduirait un essoufflement du momentum acheteur sur les trois dernières séances. Dans ce scénario, un repli en direction de la borne basse du canal haussier, localisée autour de 8 014,5 points, ne serait pas à exclure. Tant que ce seuil est préservé en clôture, la structure haussière de fond demeure toutefois intacte et le biais directionnel reste constructif. En revanche, une rupture nette de ce support, validée en clôture, constituerait un signal d’affaiblissement technique susceptible d’ouvrir la voie à une phase de consolidation plus prononcée. L’indice pourrait alors revenir tester les supports majeurs situés à 7 731 puis 7 603 points, correspondant à des zones de polarité et de congestion antérieure.
Du coté des indicateurs, l’indice évolue au-dessus de sa moyenne mobile 20, 50 et 200, les histogrammes du MACD oscillent à la hausse mais sous sa ligne de signal, le RSI est « neutre » tandis que les volumes sont en baisses par rapport à la séance de la veille.
Pour conclure, nous avons fait le choix de prendre légitimement une partie de nos bénéfices au sein du portefeuille Investisseur afin de matérialiser nos gains. À ce stade, nous poursuivons le renforcement des portefeuilles Dynamique et Investisseur dans une logique de stock picking, en nous appuyant sur l’émergence de signaux chartistes lisibles.
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