Les investisseurs restent sur la réserve
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,15% à 8 131,15 points dans un volume moyen 3.161 MD€.
La Bourse de Paris a terminé la séance dans le rouge, à l’entame d’une semaine dense en rendez-vous majeurs. Les opérateurs se montrent prudents dans l’attente des publications de résultats des grandes entreprises américaines et européennes, mais surtout du discours très attendu de Jerome Powell, ainsi que de la décision de la Réserve fédérale concernant l’orientation de sa politique monétaire. Sur le front géopolitique et commercial, Donald Trump a ravivé les tensions en brandissant la menace de surtaxes douanières pouvant atteindre 100 % à l’encontre du Canada, dans l’hypothèse où Ottawa conclurait de nouveaux accords commerciaux avec la Chine. Cette stratégie viserait à empêcher le Canada de devenir une plateforme de transit pour les exportations chinoises vers l’Amérique du Nord, dans un contexte d’interdépendance économique étroite entre les deux pays. Alimenté par ce climat d’incertitude, l’or a franchi pour la première fois le seuil symbolique des 5 000 dollars l’once. Sur le front des valeurs, EssilorLuxottica (-2,94% à 257,3) s’est distingué à la baisse, pénalisé par le dépôt d’une plainte liée à une possible violation de brevet concernant ses lunettes connectées développées en partenariat avec Meta.
Sur le future Février :
Les résistances sont : 8 311 voire 8 338 puis 8 399,5 et 8 470
Les supports sont : 8 274,5 puis 8 247 voire 8 216 et 8 182 puis 8 116 voire 8 045,5 et 8 014,5 puis 7 963 voire 7 904.
En intraday, le biais est baissier sous de 8 168 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h) peine à retrouver une dynamique constructive depuis l’annonce du dénouement concernant le Groenland et les droits de douane. L’indice évolue actuellement dans une phase d’hésitation, enfermée dans un étroit range de consolidation compris entre 8 108 et 8 204 points. Pour espérer une reprise plus franche, un comblement préalable du gap baissier ouvert le 19 janvier, situé entre 8 242 et 8 282,5 points, s’avère indispensable, avant un franchissement confirmé en clôture de la résistance clé des 8 247 points. Nous resterons attentifs à tout signal technique favorable ou à un regain d’appétit acheteur susceptible de mettre un terme à la phase de consolidation en place depuis le début de l’année et de relancer une dynamique haussière de moyen à long terme en direction des sommets historiques. Le dépassement durable des résistances intermédiaires situées à 8 311, 8 338 et 8 399,5 points renforcerait ce scénario, ouvrant la voie à une extension du mouvement en direction de la borne haute du canal haussier de long terme.
À l’inverse, la lecture technique du marché reste délicate. L’indice laisse apparaître deux gaps baissiers successifs toujours ouverts, un élément défavorable qui fragilise la dynamique haussière en cours et reflète une érosion de la confiance à court terme. Tant que ces zones de discontinuité de cotation ne sont pas résorbées, le marché demeure exposé à un risque technique accru. Une rupture des supports intermédiaires situés à 8 140,5 puis 8 116 points renforcerait la probabilité d’un repli en direction de la borne inférieure du canal haussier, localisée aux alentours de 8 016 points. Dans ce cadre, tant que ce seuil est préservé en clôture, la tendance de fond conserve une orientation positive. En revanche, une cassure nette de ce niveau, en particulier en cours de séance, pourrait enclencher une phase de consolidation plus profonde, avec un potentiel de retour vers les supports majeurs identifiés à 7 731 puis 7 603 points.
Du coté des indicateurs, l’indice évolue au-dessus de sa moyenne mobile 50 et 200, les histogrammes du MACD oscillent à la baisse en dessous de sa ligne de signal, le RSI est « neutre » tandis que les volumes sont en hausses par rapport à la séance de la veille.
Pour conclure, nous conservons une exposition mesurée à des instruments indiciels à caractère spéculatif orientés à la baisse au sein du portefeuille dynamique, tout en maintenant une position de couverture dans le portefeuille investisseur. Cette stratégie traduit notre volonté de rester particulièrement attentifs à l’évolution des marchés, dans un environnement géopolitique qui demeure empreint d’incertitudes significatives. À ce stade, seuls des franchissements clairs et confirmés des niveaux techniques déterminants seront susceptibles de déclencher une intervention sur nos positions et d’entraîner un ajustement de nos allocations.
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