Seuil clé préservé
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,91% à 7 911,53 points dans un volume moyen de 4.420 MD€ et sur la semaine 1,03%
Le marché parisien a terminé la semaine sur un nouveau repli, le conflit au Moyen-Orient ne montrant toujours aucun signe d’accalmie après près de deux semaines d’attaques qui ont maintenu les prix du pétrole à des niveaux élevés.
Du côté macroéconomique, les statistiques américaines n’ont pas apporté de véritable surprise. Le PIB du quatrième trimestre a été révisé à la baisse, tandis que l’inflation est restée conforme aux attentes et que la dégradation du moral des ménages en mars s’est révélée moins marquée que prévu.
Sur le marché de l’énergie, la tension est restée palpable. Après avoir dépassé les 102 dollars plus tôt dans la journée, le baril de Brent a reculé légèrement de 0,6% pour évoluer autour de 100 dollars.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a tenté de rassurer les marchés en minimisant les craintes d’une fermeture effective du détroit d’Ormuz, affirmant que la situation était sous contrôle. Dans le même temps, afin de freiner la flambée des prix, les États-Unis ont accordé une nouvelle dérogation temporaire concernant l’achat de pétrole russe.
Cependant, la rhétorique entre Washington et Téhéran est restée tendue, ce qui n’a pas laissé entrevoir d’amélioration rapide de la situation autour de ce passage stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial.
Sur le future Mars :
Les résistances sont : 7930 puis 7958.5 et 8004 puis 8055 et 8077 puis 8131 et 8170 puis 8192 et 8241 puis 8274 et 8325 puis 8415 et 8551 puis 8632 et 8810 voire 8910
Les supports sont : 7991,5, 7873 voire 7853 puis 7831, 7740,5 puis 7615,5.
En intraday, le biais est baissier en-dessous de 8015 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h) demeure hésitant et reste sensible aux tensions sur le marché pétrolier, les cours du brut ayant de nouveau franchi la barre symbolique des 100 dollars le baril.
Sous pression en début de séance, l’indice a d’abord enfoncé le point bas de la veille à 7 918 points, puis la zone de support et d’alerte intraday située autour de 7 900 points, avec un point bas à 7 872 points.
Le marché s’est ensuite repris et est parvenu à refranchir le seuil symbolique des 8 000 points, soutenu par la publication d’une inflation américaine globalement conforme aux attentes.
Sur la semaine, l’indice a d’abord encaissé une forte baisse lundi, avant de rebondir mardi puis de tenter de se stabiliser lors des séances suivantes. La semaine à venir devrait donc permettre de trancher entre un rebond ou une poursuite de la correction.
Pour relancer une dynamique positive, l’indice devra confirmer son retour au-dessus des 8 000 points, puis s’attaquer à la zone de résistance située entre 8 040 et 8 090 points. L’enjeu sera ensuite de réintégrer le canal haussier de long terme, nettement enfoncé le 5 mars, dont la borne basse se situe actuellement autour de 8 130 à 8 170 points.
Le franchissement de cette zone validerait un rebond technique et pourrait ouvrir la voie au comblement des gaps baissiers des 2 et 3 mars.
Du côté des indicateurs, les histogrammes du MACD peinent à repasser en territoire positif et restent à la limite d’un signal de reprise. Le RSI se stabilise sans vraiment laisser entrevoir la direction qui finira par s’imposer. Les volumes, quant à eux, demeurent modérés.
A l’inverse, un retour sous le point bas du jour à 7 872 points serait synonyme de regain de pression vendeuse, avec un risque d’accélération baissière en cas de cassure du point bas du 9 mars à 7 764 points. Si tel était le cas, les prochaines cibles pourraient se situer sur la borne basse du trading range dans lequel le CAC 40 a évolué entre mai et septembre 2025, soit une zone de support comprise entre 7 574 et 7 466 points.
Pour conclure, la pression qui persiste à ce stade ne nous incite toujours pas à renforcer les portefeuilles Dynamique et Investisseur, le risque d’une poursuite de la correction demeurant présent. Dans ce contexte, nous privilégions une phase d’observation. Une confirmation de la dégradation nous conduirait à alléger les portefeuilles, tandis qu’une amélioration, matérialisée par la réintégration du canal haussier de long terme, nous inciterait au contraire à renforcer nos positions.
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