Une amélioration encore timide
Le CAC40 cash a clôturé la séance en hausse de 0,49% à 7974,49 points dans un volume de 3,661 MD€.
Le marché parisien a poursuivi le rebond amorcé la veille, malgré un environnement toujours tendu sur le front énergétique.
Les cours du pétrole restent en effet sous pression, alors que les alliés des États-Unis ont, à ce stade, décliné l’appel de Donald Trump visant à sécuriser le détroit d’Ormuz.
L’Allemagne a refusé de participer, tandis que le Japon et l’Australie jugent peu probable l’envoi de navires, la Grande-Bretagne et la France restant en phase d’évaluation.
Les déclarations du secrétaire au Trésor, Scott Bessent, sur CNBC — évoquant l’autorisation du transit de pétroliers iraniens pour approvisionner notamment les pays asiatiques — n’ont pas suffi à apaiser durablement les tensions.
Dans ce contexte, le WTI a atteint 97,63 dollars et le Brent 104,97 dollars ce mardi matin, avant de se replier autour de 94 et 101,6 dollars respectivement.
Ce dossier énergétique devrait également être au cœur des échanges lors de l’intervention de Jerome Powell mercredi soir, après la décision de la Réserve fédérale, attendue en statu quo, accompagnée de ses nouvelles projections économiques et des « dot plots ».
Sur le future mars
Les résistances sont : 7990 voire 8048 puis 8077 et 8099,5 voire 8117 puis 8135 et 8141,5 voire 8149,5 puis 8171 et 8249,5 voire 8264,5 puis 8297,5 et 8326 voire 8353,5 puis 8374,5 et 8430,5 voire 8563 puis 8688,5 et 8812 voire 8916 puis 9030 et 9338.
Les supports sont : 7958 et 7924,5 puis 7895,5 voire 7881 puis 7873 et 7853 voire 7831 puis 7740,5 et 7615,5 voire 7574 puis 7466,5 et 7330 voire 7164.
En intraday, le biais est positif au-dessus de 7917 points.
Graphiquement, le Future CAC 40 (cf. graphique en données 14 heures) s’est stabilisé et tente désormais de construire un rebond, une étape préalable indispensable avant d’envisager une reprise plus marquée. Ce scénario est d’ailleurs conforté par le repli du dollar index, la détente des taux d’intérêt américains à 10 ans ainsi que par la baisse de la volatilité.
Pour autant, sa validation passe avant tout par le franchissement de la moyenne mobile à 20 périodes en données 14 heures, actuellement située à 8 014 points. L’indice évolue sous cet indicateur depuis le 2 mars, date marquée par l’annonce des frappes coordonnées des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.
Un dépassement de ce seuil constituerait un premier signal d’amélioration, susceptible d’amorcer une phase de rebond, d’autant plus s’il s’accompagnait d’un retour au sein du canal haussier de long terme, rompu par le bas le 5 mars.
Du côté des indicateurs, les histogrammes du MACD sont repassés en territoire positif, signalant un possible rebond. Le RSI se redresse également, venant confirmer cette hypothèse. Enfin, les volumes montrent un léger regain, suggérant un retour progressif de l’intérêt acheteur.
À l’inverse, un retour sous 7 930 points fragiliserait la dynamique actuelle, avec une dégradation plus prononcée en cas de rupture du point bas du 16 mars à 7 856,50 points. Ce niveau, qui a soutenu la phase de stabilisation récente, remettrait en cause l’équilibre en place s’il venait à céder.
Le signal deviendrait encore plus négatif en cas de prolongation du repli sous le point bas du 9 mars, situé à 7 764 points. Dans ce scénario, une accélération baissière pourrait alors ramener les cours en direction de la zone des 7 600 points, correspondant à une projection à la baisse du canal haussier de long terme.
Pour conclure, nous poursuivons l’alimentation progressive des portefeuilles Dynamique et Investisseur à mesure que des signaux chartistes se matérialisent, en privilégiant le scénario haussier anticipé. Nous demeurons toutefois vigilants face au manque de confirmations à ce stade et ne renforcerons plus significativement nos positions qu’à l’atteinte des objectifs techniques identifiés, dans le strict respect de notre discipline de gestion et de la maîtrise des risques.
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