Municipales: la maire d'Aix-en-Provence se lance pour tenter de perpétuer la dynastie Joissains
La maire sortante d'Aix-en-Provence, Sophie Joissains, a annoncé vendredi sa candidature à un nouveau mandat, avec l'espoir de perpétuer une dynastie amorcée en 1978 par son père dans cette élection municipale qui s'annonce indécise dans la Cité aux mille fontaines.
"Nous y sommes, alors oui je suis candidate aux élections municipales 2026, c'est une émotion et un grand honneur", a déclaré vendredi après-midi l'édile étiquetée Union des démocrates et indépendants (UDI) dans cette ville cossue de 150.000 habitants, située à une trentaine de kilomètres de Marseille.
"Il y aura plusieurs partis de la droite et du centre avec moi mais je ne veux pas que ce soit un catalogue, les habitants de la commune ont besoin de projet, les partis politiques sont accessoires", a-t-elle ajouté.
Si elle venait à l'emporter, l'ex-sénatrice de 56 ans, qui avait repris le fauteuil à sa mère fin 2021 dans des conditions contestées, perpétuerait à la tête de l'ex-capitale de Provence la dynastie familiale entamée par son père Alain Joissains (UDF-radical valoisien), qui avait repris la ville à la gauche en 1978. Il avait dû quitter ses fonctions dès 1983 après sa mise en cause dans le financement de la villa de son beau-père avec l'argent de la municipalité.
Après une parenthèse socialiste, sa mère, Maryse Joissains, avait pris sa revanche en reprenant le flambeau municipal en 2001. Elle avait démissionné 20 ans plus tard à 79 ans en invoquant des raisons de santé, avant d'être définitivement condamnée pour détournement de fonds publics, notamment pour la promotion d'un chauffeur dont elle était proche.
Sa fille Sophie avait alors été élue sans surprise en septembre 2021 par la majorité municipale de droite. Dénonçant une élection "illégitime", voire une "mise en scène à la nord-coréenne", l'opposition avait quitté la séance avant le vote.
La réélection de la maire sortante de la seconde ville des Bouches-du-Rhône, vice-présidente de l'UDI, n'est pas assurée. Outre deux candidatures à gauche, Sophie Joissains devra affronter un candidat d'extrême droite mais surtout un candidat dissident au centre-droit.
Si les chances de ce dernier paraissent faibles, Philippe Klein (Horizons), ancien bâtonnier désormais dans l'opposition, risque de jouer les trouble-fête.
Le candidat du Rassemblement national Jean-Louis Geiger compte lui surfer sur la dynamique du parti d'extrême droite, qui a empoché grâce à un candidat ciottiste une des deux circonscriptions à cheval sur la ville aux législatives de 2024.
Et, à la différence de 2020, la gauche partira presque unie : le député PS local Marc Pena, troisième aux dernières municipales, sera le candidat de l'union des écologistes, communistes et Place publique. LFI a elle opté pour une candidature autonome menée par Julie Boronad, cheffe d'équipe dans l'aéronautique.
"C'est pas parce qu'on part tard que la campagne ne sera pas mouvementée", a admis la maire sortante vendredi.
Jeudi soir, la course électorale a été bousculée par l'exfiltration du militant anti-narcotrafic Amine Kessaci juste avant le meeting de Marc Pena, après une alerte concernant sa sécurité. Une enquête a été ouverte.
■
Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote