Le luxe et l’énergie à contre-courant
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,04% à 8233,92 points dans un volume moyen 3.862 MD€.
Le marché parisien a temporisé après s’être heurté, dès l’ouverture, à un niveau de résistance majeur, dans un contexte international incertain. Les tensions diplomatiques ont soutenu les valeurs de la défense, tandis que le luxe et l’énergie sont restés sous pression.
Sur le plan macroéconomique, les créations d’emplois dans le secteur privé américain sont redevenues positives en décembre, mais à un rythme légèrement inférieur aux attentes selon ADP. Dans le même temps, l’activité des services aux États-Unis a surpris favorablement, l’indice ISM ressortant à 54,4, contre 52,6 en novembre.
Le repli du luxe s’explique par la résurgence des tensions sino-japonaises et la perspective de restrictions commerciales, dans un contexte de consommation chinoise fragile. Parallèlement, le marché pétrolier reste sous surveillance, les déclarations de l’administration Trump sur un possible contrôle des flux de brut vénézuélien pesant sur des cours déjà confrontés à une offre excédentaire.
Dans ce contexte, l’attention des investisseurs se tourne vers la publication, vendredi, du rapport sur l’emploi américain, alors que les marchés continuent d’anticiper deux baisses de taux de la Réserve fédérale cette année.
Sur le future Janvier :
Les résistances sont : 8282 puis 8329,5 et 8400 puis 8450 et 8495 et 8571
Les supports sont : 8237 et 8210 puis 8169 et 8143 puis 8117 voire 8043 et 7991 puis 7926,5 voire 7910,5
En intraday, le biais est haussier au-dessus de 8218 points.
Graphiquement, le Future CAC 40 (données en 14h) n’est pas parvenue pour l’instant à franchir la résistance majeure citée dans nos précédentes analyses à 8282 points. Ce niveau, franchi en force en clôture et confirmé par au moins deux séances de maintient au-dessus de ce niveau, ouvrirait la voie à de nouveaux sommets comme c’est déjà le cas pour de grandes places boursières des deux côtés de l’atlantique.
Cette zone de résistance située à 8259 sur le cash et à 8282 sur le Future CAC 40, reste une étape primordiale avant une poursuite du rebond a fait l’objet de trois rejets en 2025, deux violent et un troisième plutôt contenu en fin d’année.
Du côté des indicateurs techniques, la configuration demeure assez indécise. Les histogrammes du MACD continuent d’évoluer au-dessus de leur ligne de signal, mais laissent apparaître, à ce stade, quelques signes de fragilité. Le RSI reste quant à lui relativement neutre, tandis que les volumes affichent une légère progression.
À l’inverse, un retour de l’indice à l’intérieur de la zone comprise entre 8282 et 8169 points viendrait, au mieux, temporiser la dynamique actuelle, avec le risque de la transformer en phase de consolidation en cas de passage durable sous la partie basse. Dans ce scénario, le CAC 40 pourrait alors refluer vers la zone médiane de son ancien trading range, située à 8106 points.
L’enfoncement durable de ce niveau d’équilibre renforcerait les prises de bénéfices et exposerait l’indice à un mouvement de repli plus prononcé en direction de la borne basse du trading range, située à 8043 points. Des zones de support intermédiaires, identifiées à 8090 et 8067 points, pourraient toutefois freiner la baisse ou servir de points d’appui pour une nouvelle tentative de rebond.
Pour conclure, l’approche de la zone de résistance majeure sur le CAC 40 nous a conduits à sécuriser des prises de bénéfices ciblées au sein des portefeuilles Investisseur et Dynamique, tout en identifiant des valeurs en retard de performance dans la perspective d’une poursuite du rebond au-delà de cette zone clé. Dans un environnement de marché résilient, un renforcement progressif et mesuré des positions demeure envisageable au sein des portefeuilles Investisseur et Dynamique, en privilégiant des valeurs offrant un potentiel attractif à moyen terme, tout en restant attentifs à l’évolution du risque.
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